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Xi Jinping veut "ouvrir encore davantage" la Chine

Xi Jinping promet ainsi un environnement idéal aux entreprises étrangères

Xi Jinping promet ainsi un environnement idéal aux entreprises étrangères - Wang Zaho - AFP

Lors du discours d'ouverture du congrès du PCC, le président chinois a assuré que son pays ne voulait pas "fermer ses portes au monde" mais "traiter équitablement" les entreprises étrangères. La Chine est néanmoins accusée de faire preuve de protectionnisme.

Xi Jinping tente de rassurer les investisseurs étrangers. Dans un discours prononcé en ouverture du congrès quinquennal du Parti communiste chinois (PCC), le président chinois, a assuré vouloir faire preuve d'ouverture et traiter les entreprises étrangères de manière équitable.

"L'ouverture nous amène le progrès, la fermeture nous ramène en arrière. La Chine ne va pas fermer ses portes au monde, mais s'ouvrir encore davantage", a-t-il assuré, en ouverture du congrès quinquennal du Parti communiste chinois (PCC).

De même, le régime "protégera les droits et intérêts légitimes des investisseurs étrangers et toutes les entreprises enregistrées en Chine seront traitées sur un pied d'égalité et équitablement", a insisté Xi Jinping.

Le chantre de la mondialisation

Alors qu'il doit se voir octroyer un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la deuxième puissance économique mondiale, Xi Jinping s'est engagé à "développer un nouveau modèle commercial et industriel" pour le géant asiatique.

Déjà, en janvier 2017, devant le Forum économique mondial à Davos, Xi Jinping avait surpris en se faisant le chantre de la mondialisation et de ses bienfaits, assurant que la Chine "garderait ses portes grandes ouvertes" face aux apparentes tentations protectionnistes aux États-Unis.

Mais Pékin reste volontiers accusé de protectionnisme larvé par ses partenaires commerciaux, Washington et Bruxelles en tête, et les entreprises étrangères opérant dans le pays déplorent toujours de graves discriminations face aux groupes locaux.

Des interdictions

Les entreprises européennes "sont lassées de ces promesses, connaissant bien cette litanie d'engagements (...) jamais matérialisés", se lamentait en septembre la Chambre de commerce de l'UE à Pékin, exhortant le régime communiste à "supplanter les mots par des actes concrets".

Les firmes étrangères sont interdites d'accès à plusieurs secteurs, et dans d'autres, elles doivent impérativement s'associer en coentreprise avec un partenaire local, étant forcées à des transferts technologiques pour pouvoir travailler en Chine.

À l'automne 2013, le Premier ministre Li Keqiang avait déjà promis aux entreprises étrangères "un environnement où tous les acteurs auront un accès égal à la production, au marché et aux protections légales", mais les réformes d'ouverture qu'il prônait sont largement restées sur la touche.

À l'inverse, le régime a renforcé ses groupes étatiques, en fusionnant certains pour créer des champions nationaux et soutenant financièrement ceux en difficulté, tout en confortant le contrôle de l'État sur le secteur privé.

Dans le cadre de cette reprise en main, Pékin a notamment entrepris de restreindre drastiquement la frénésie d'investissements à l'étranger des grands conglomérats privés du pays --tels que Wanda, Fosun ou l'assureur Anbang--, dont l'endettement était jugé alarmant.

J.M. avec AFP