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Wang ouvre les portes de l’Asie à Balenciaga

Alexandre Wang, 29 ans, possède déjà sa propre marque et une quinzaine de boutiques dont quatre en Asie

Alexandre Wang, 29 ans, possède déjà sa propre marque et une quinzaine de boutiques dont quatre en Asie - -

Le créateur américano-taïwanais va présenter, ce jeudi 28 février, sa première collection pour Balenciaga à la fashion week de Paris. Une nouvelle recrue qui devrait faciliter le succès de la marque sur le marché asiatique.

C’est le défilé le plus attendu de la fashion week parisienne qui s’est ouverte mardi 26 février : la présentation de la collection automne-hiver 2013-2014 d'Alexander Wang pour Balenciaga.

La marque du groupe PPR a recruté le jeune créateur américano-taïwanais il y a trois mois. Une manière d'accélérer le développement de celle-ci sur le marché asiatique. Au-delà de son talent reconnu par tous, le jeune Alexander Wang a un atout de taille : d'origine taïwanaise, le créateur parle couramment le mandarin. Pour sa propre marque, il a déjà un pied aux Etats-Unis et un pied en Chine.

La clientèle chinoise en pleine mutation

D'un côté, il est issu de la culture de mode américaine, pour qui vendre et réussir n'est pas un problème. De l'autre, véritable icône du melting pot du 21ème siècle, il a tous les atouts pour être le chouchou des marchés émergents.

Parmi la quinzaine de boutiques en propre qu'il possède pour sa marque, deux sont à Shanghaï, une à Pékin et une autre à Hong-Kong. A moyen terme, il compte inaugurer une douzaine de pas de porte en Asie.

Or en Chine, on est en train d'observer une mutation de la clientèle du luxe. Alors que les grandes villes internationales ne jurent que par Gucci ou Vuitton, les métropoles de taille plus modeste, avec des jeunes plus éduquées à la mode, sont en quête de marques plus branchées, moins visibles. Comme Alexander Wang ou Balenciaga…

Karine Vergniol