BFM Business

Un restaurant américain interdit les pourboires et ses salariés sont ravis

Les salariés vont même bénéficier de 10 jours de congés payés.

Les salariés vont même bénéficier de 10 jours de congés payés. - Facebook

En Pennsylvanie, le Bar Marco rompt avec les règles en vigueur dans la restauration outre-Atlantique. Les serveurs ne s'en plaignent pas... Bien au contraire.

"C'est vraiment touchant et incroyable. Je suis tellement fière de faire partie d'une entreprise aussi phénoménale et humaine". Qu'est-ce qui peut enthousiasmer autant cette employée du Bar Marco citée par le site américain Businessinsider ? Son employeur a tout simplement décidé de la priver de ses pourboires, qui jusqu'alors constituait l'essentiel de ses revenus. Et, en échange, ce restaurant de Pittsburgh en Pennsylvanie lui a proposé, à elle comme à ses 19 collègues de signer de nouveaux contrats, équivalents d'un CDI. Dorénavant, ils vont travailler au maximum 40 à 44 heures par semaine pour un salaire annuel fixe de 35.000 dollars (29.700 euros). Ils auront également droit à 10 jours de congés payés par an, à une assurance santé et des actions de la société, leur permettant de toucher des dividendes en cas de bénéfices.

La seule contrepartie pour les salariés de ce restaurant est d'être présents lors des réunions bimensuels pour parler des finances du Bar Marco.

Financer des cours de cuisine

Il faut dire qu'aux Etats-Unis, les contrats à plein temps sont un luxe dans la restauration. Et les serveurs sont essentiellement payés sur la base des pourboires que leur laissent les clients. Ils sont généralement compris entre 15 et 20% du montant de l'addition. L'office du tourisme américain explique même que" les services des impôts calculent systématiquement les revenus estimés avec pourboires, ce qui signifie que si vous ne laissez que 10% de l’addition à la serveuse, elle est doublement pénalisée, car elle va payer des impôts sur un revenu correspondant à 15% de l’addition".

Le propriétaire du restaurant explique que si les clients versent quand même un pourboire, ils serviront à financer un programme permettant d'apprendre aux enfants à cuisiner.

D. L.