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Un économiste devient chef du gouvernement péruvien

Pedro Pablo Kuczynski prendra les rênes du Pérou le 28 juillet.

Pedro Pablo Kuczynski prendra les rênes du Pérou le 28 juillet. - AFP -APN

Le nouveau président du pays, un ancien banquier de Wall Street, vient de nommer l'économiste Fernando Zavala comme chef du gouvernement. Ensemble ils devront, notamment, relancer l'économie et lutter contre la corruption.

Pedro Pablo Kuczynski a choisi un économiste, Fernando Zavala, comme chef du gouvernement. "Le Premier ministre, comme de nombreux médias l'avaient prédit, est Fernando Zavala, un homme qui connaît bien le pays et la fonction publique", a déclaré le nouveau président péruvien et ancien banquier de Wall Street dans un entretien à la radio RPP.

"Fernando Zavala est un homme objectif, et sa présence au sein du gouvernement va être très positive et constituera un pont entre l'exécutif et le législatif", a-t-il ajouté.

Pedro Pablo Kuczynski a précisé que Fernando Zavala est actuellement PDG du groupe Backus, une filiale locale du groupe britannique SABMiller, deuxième brasseur mondial, en voie d'être racheté par son rival belgo-brésilien Anheuser-Busch InBev, numéro un du secteur.

Alfredo Thorne, ministre de l'Économie et des Finances

Fernando Zavala, 45 ans, ex-ministre de l'Économie du gouvernement de l'ancien président Alejandro Toledo (2001-2006), a remercié Pedro Pablo Kuczynski sur Twitter.

Pedro Pablo Kuczynski a déclaré qu'il dévoilerait la composition complète de son gouvernement le 15 juillet, ajoutant que "72% des ministres" ont déjà été choisis, dont un autre économiste, Alfredo Thorne, nommé ministre de l'Économie et des Finances il y a quelques jours.

Le nouveau président a expliqué que sa priorité était la relance de l'économie, et qu'il annoncerait plusieurs mesures allant dans ce sens dès qu'il aura pris ses fonctions. Il devra aussi combattre la corruption et l'insécurité.

Économiste et ancien banquier de Wall Street, Pedro Pablo Kuczynski prendra les rênes du Pérou le 28 juillet, après une victoire étriquée face à Keiko Fujimori, dont le père Alberto, ex-président (1990-2000), est emprisonné pour crime contre l'humanité et corruption.

D. L. avec AFP