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Trump demande un devis à Boeing pour des bombardiers

Donald Trump trouvait pourtant les coûts de Boeing trop chers au début de mois.

Donald Trump trouvait pourtant les coûts de Boeing trop chers au début de mois. - Jim Watson - AFP

Donald Trump a indiqué sur Twitter jeudi avoir demandé à Boeing un "devis" sur des bombardiers similaires à ceux qu'ont commandé les États-Unis en 2001 à Lockheed Martin, et dont il dénonce le coût.

Donald Trump a indiqué jeudi avoir demandé à l'avionneur américain Boeing de lui fournir un tarif pour une nouvelle version de l'avion de combat F-18, après avoir critiqué à plusieurs reprises depuis son élection le coût du F-35, le bombardier du concurrent Lockheed Martin.

"Étant donné le coût énorme et les dépassements du budget du F-35 de Lockheed Martin, j'ai demandé à Boeing de fournir une estimation pour un F-18 Super Hornet comparable!", a tweeté le président élu des États-Unis.

Ce message intervient au lendemain d'une rencontre entre Donald Trump et plusieurs hauts gradés de l'armée américaine pour évoquer d'éventuelles réductions budgétaires, en particulier concernant le coût du programme du chasseur bombardier F-35. Le milliardaire avait également rencontré la dirigeante de Lockheed Martin Marillyn Hewson ainsi que le patron de Boeing Dennis Muilenburg.

En développement depuis 2001, le F-35 est le plus cher des programmes d'armement de l'histoire militaire américaine, avec un coût estimé à près de 400 milliards de dollars pour le Pentagone, pour moins de 2.443 appareils à produire. L'appareil a rencontré de très nombreux problèmes techniques, de calendrier, de mise en oeuvre et de dépassements de coûts. Donald Trump avait d'ailleurs tweeté la semaine dernière que le coût du programme était "hors de contrôle".

Boeing, à la fois cible et allié

Le F-35 est un chasseur bombardier furtif (qui échappe en grande partie aux radars adverses) de 5ème génération, qui doit théoriquement équiper aussi bien l'armée de l'air américaine, que l'aviation embarquée de la marine et le corps d'aviation des Marines.

L'appel à Boeing peut surprendre de la part de Donald Trump qui avait attaqué l'avionneur américain sur exactement le même thème début décembre. Cette fois, les critiques portaient sur le coût du programme de l'avion présidentiel, l'Air Force One. Sur Twitter, il avait menacé d'annuler le contrat si Boeing ne faisait pas un geste commercial.

N.G. avec AFP