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Theresa May adoucit son programme social

Theresa May a notamment abandonné un prélèvement sur les héritages pour financer la dépendance

Theresa May a notamment abandonné un prélèvement sur les héritages pour financer la dépendance - Justin Tallis - AFP

La Première ministre britannique a présenté ce mercredi sa loi pour sortir le Royaume-Uni de l'UE, dans un discours lu par la reine Elizabeth II devant le Parlement. La dirigeante semble avoir abandonné plusieurs mesures sociales controversées.

La Première ministre britannique Theresa May a présenté ce mercredi sa loi pour sortir le Royaume-Uni de la législation de l'Union européenne, dans un discours lu par la reine Elizabeth II devant le Parlement.

Ce discours, qui présente le programme des deux ans à venir, a abandonné la plupart des mesures contenues dans le programme électoral des conservateurs, qui ont perdu leur majorité absolue à l'issue des législatives anticipées du 8 juin.

Parmi ces mesures abandonnées figurent sa volonté affichée de supprimer les repas gratuits pour les écoliers et celle de financer les soins liés à la dépendance des personnes âgées par un prélèvement sur les successions, rebaptisée par le public "dementia tax" (taxe sur la démence). Est absente également sa proposition électorale de rétablir l'autorisation de la chasse au renard.

"Construire le consensus le plus large possible"

La loi pour sortir le pays de l'UE, forte de huit articles sur les 27 au total présentés par le gouvernement, est destinée à abolir le Code de la loi de 1972 qui avait incorporé la législation européenne au droit britannique, et à créer de nouvelles règles en termes de commerce, immigration, pêche ou encore agriculture.

"La priorité de mon gouvernement est d'obtenir le meilleur accord possible alors que le pays quitte l'Union européenne", a déclaré la reine, se faisant le porte-voix du programme de Theresa May. Elle a ajouté que le gouvernement britannique chercherait "à construire le consensus le plus large possible sur l'avenir du pays hors de l'Union européenne", alors que le gouvernement est divisé sur la stratégie à adopter et les objectifs à atteindre.

Theresa May a affirmé à maintes reprises vouloir sortir du marché commun européen et reprendre le contrôle de ses frontières pour limiter l'immigration européenne, tandis que certains de ses ministres souhaitent un Brexit plus doux, avec maintien dans le marché unique.

Y.D. avec AFP