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Sommet européen: des discussions mais pas de décision à attendre

Réunis au sommet de Bruxelles, les dirigeants européens pro-rigueur, comme Angela Merkel, et pro-croissance, comme François Hollande, tentent de tenir un discours consensuel.

Réunis au sommet de Bruxelles, les dirigeants européens pro-rigueur, comme Angela Merkel, et pro-croissance, comme François Hollande, tentent de tenir un discours consensuel. - -

Les dirigeants européens qui sont réunis à Bruxelles pour deux jours de sommet, ces 14 et 15 mars, ne veulent pas afficher de divergences. Les choses sérieuses pourraient intervenir à la mi-avril.

Le discours est resté consensuel jeudi 14 mars, pour l’ouverture du sommet européen à Bruxelles. Les dirigeants européens ne veulent pas afficher leurs divergences. François Hollande a appellé ainsi à rendre les disciplines budgétaires compatibles avec les objectifs de croissance.

Son message est clair : la rigueur ne suffit pas, il faut soutenir l’activité, et il y a urgence dans une Europe en récession où un jeune actif sur trois est au chômage ?

En fait, cette ligne que défend le président français n’est pas nouvelle. François Hollande a prôné la réorientation des objectifs de l’Europe vers la croissance dès le lendemain de son arrivée au pouvoir, en mai dernier. Aujourd’hui, il demande simplement que l’Europe fasse un point sur la mise en œuvre du fameux pacte de croissance de 120 milliards d’euros, acté en juin 2012.

Les tenants de l'austérité attendent des engagements

Un discours déjà rodé donc, alors qu’aucune prise de décision n’est à attendre à l’issue de ces deux jours de discussion. Notamment parce que dans ce débat, c’est l’Allemagne qui a les cartes en mains. Or la chancelière allemande, Angela Merkel, attend la mi-avril, quand tous les pays européens auront détaillé leur programme de stabilité révisé.

Ce n’est qu’à partir du moment où ils en sauront plus sur la réelle volonté réformatrice de chacun que les tenants de l’austérité budgétaire pourraient se montrer plus flexibles. Mais seulement s’ils estiment que les efforts des uns et des autres sont suffisants.

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Mathieu Jolivet envoyé spécial à Bruxelles