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Rentrée difficile pour Angela Merkel

Angela Merkel

Angela Merkel - Bernd von Jutrczenka / DPA / AFP

Angela Merkel est reçue à Marseille ce vendredi par Emmanuel Macron. Une réunion de travail de rentrée qui portera sur les sujets européens, comme la question migratoire ou le numérique, et la situation internationale, en amont du sommet informel de Salzbourg du 20 septembre. Cette rencontre intervient dans un contexte difficile pour la chancelière allemande.

Seulement deux mois après avoir évité l'éclatement de son gouvernement, Angela Merkel se retrouve une nouvelle fois fragilisée. Les rassemblements anti-migrants de la ville de Chemnitz à la fin du mois d’août et au début du mois de septembre ont ravivé les tensions avec son ministre de l'Intérieur, qui est aussi le chef de file de l'aile droite de sa coalition.

« La question migratoire est la mère de tous les problèmes dans ce pays, cela fait trois ans que je le dis », a déclaré Horst Seehofer ce mercredi, faisant allusion à la décision d’Angela Merkel, en 2015, d’ouvrir largement les frontières de l’Allemagne. Il a aussi dénoncé l'accord migratoire signé en juillet entre les membres de l’UE, un accord qu'il avait pourtant accepté.

La question migratoire domine la vie politique

Malgré la baisse du nombre de réfugiés, la sujet continue de dominer la vie politique. L'une des égéries de la gauche radicale, Sahra Wagenknecht, a lancé ce lundi un nouveau parti : «Aufstehen» («Debout !»). Ce mouvement, dont la ligne se veut très ferme sur l'immigration, ambitionne de regagner les voix parties vers l'extrême-droite.

Incertitudes économiques

Les incertitudes économiques sont aussi venues assombrir la rentrée d'Angela Merkel, même si « les tensions commerciales mondiales ne sont pas parvenues à casser la confiance », affirme Alexander Krüger, économiste chez Bankhaus Lampe.

La vigueur de l'économie allemande l'emporte pour l'instant sur les autres risques : ceux liés au Brexit notamment, ou à la crise de la livre turque, renchérit l’Institut IFO, qui a même relevé ce jeudi sa prévision de croissance de 1,8% à 1,9% pour cette année.

Delphine LIOU