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Raul Castro exige la fin de l'embargo américain

Raul Castro, lors du sommet de la Celac au Costa Rica.

Raul Castro, lors du sommet de la Celac au Costa Rica. - Roberto Sanchez - AFP

Le président cubain a réclamé la fin de l'embargo économique imposé par les Etats-Unis, condition nécessaire à un rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Lors de son rapprochement historique avec Barack Obama, en décembre dernier, Raul Castro avait prévenu que le "problème principal" n'était pas réglé. Plus d'un mois après, le président cubain l'a de nouveau fait savoir, exigeant des Etats-Unis qu'ils mettent fin à l'embargo contre Cuba afin de progresser dans le rétablissement de leurs relations.

"L'établissement de relations diplomatiques est le début d'un processus vers la normalisation des relations bilatérales mais cette dernière ne sera pas possible tant qu'existera l'embargo", a-t-il déclaré dans un discours prononcé au sommet de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (Celac), au Costa Rica.

"Le problème principal n'a pas été résolu. L'embargo économique, commercial et financier, qui provoque d'énormes dégâts humains et économiques et qui constitue une violation du droit international, doit cesser", a ajouté le dirigeant.

Les mesures d'assouplissement promises sont "limitées"

Raul Castro s'exprimait ainsi pour la première fois depuis la tenue de pourparlers historiques entre les deux pays, la semaine dernière à La Havane, autour des questions migratoires et de la réouverture des ambassades.

Le frère de Fidel Castro a noté l'appel du président américain, Barack Obama, au Congrès pour mettre fin à l'embargo en vigueur depuis 1962, mais lui a demandé d'aller plus loin, estimant que les mesures d'assouplissement promises sont "limitées".

"Il pourrait utiliser avec détermination ses grandes facultés de dirigeant pour modifier de façon substantielle l'application de l'embargo, même sans la décision du Congrès", a assuré le président cubain. "Certaines forces aux États-Unis essaieront de faire avorter ce processus qui débute", a-t-il mis en garde.

Y.D. avec AFP