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Panama papers: le propriétaire de l'AS Monaco voulait spolier sa femme

Dmitri Rybolovlev est un grand amateur d'art.

Dmitri Rybolovlev est un grand amateur d'art. - Patrick Kovarik - AFP

"Dmitri Rybolovlev, le propriétaire russe de l’AS Monaco, avait transféré d’inestimables œuvres d’art à une société offshore pour en priver sa désormais ex-épouse."

Comme le montrent les milliers de documents des Panama papers, certains ont visiblement tout intérêt à ce que le fisc n’aille pas mettre son nez dans leurs affaires. Dmitri Rybolovlev, lui, a tenté d’esquiver un danger bien différent, mais tout aussi redoutable pour ses finances. Le milliardaire russe, notamment connu en France pour avoir racheté le club de football de Monaco, l’est aussi en Suisse pour avoir connu un divorce mouvementé.

Son ex-femme lui réclamait en effet près de 4 milliards d’euros, ce qui lui avait valu un temps le titre de "divorce du siècle". Quelques procédures plus tard, un accord avait néanmoins été trouvé et la somme abaissée à environ 500 millions d’euros. Mais entre-temps, l’homme d’affaires a tout fait pour assurer ses arrières.

Des oeuvres d'art estimées à des centaines de millions d'euros

Amateur d’art, il a ainsi fait appel au désormais célèbre cabinet Mossack Fonseca, spécialisé dans la création de sociétés offshore. Avec, comme objectif, de rendre intraçable l’origine de tableaux de Picasso, Van Gogh ou Monet, estimés à plusieurs centaines de millions d’euros.

C’est ce que révèlent les fameux Panama papers, selon le site spécialisé The art newspaper. Officiellement, les œuvres étaient ainsi la propriété d’une société domiciliée aux Îles Vierges britanniques, territoire lui aussi connu pour ses largesses en termes de transparence fiscale. Des révélations qui devraient donc intéresser grandement Elena Rybolovlev, l’ex-femme du milliardaire, et ses avocats.

Y.D.