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 Les premiers pas de Bernanke sur Twitter ne passent pas inaperçus

Le compte twitter de Ben Bernanke compte déjà plusieurs milliers d'abonnés.

Le compte twitter de Ben Bernanke compte déjà plusieurs milliers d'abonnés. - Alex Wong- Getty Images- AFP

L'ancien président de la banque centrale américaine s'en prend aux théories soutenues par l'ex-conseiller économique d'Obama sur les causes de la faiblesse de la croissance. Une bataille à fleurets à peine mouchetés que décrypte pour nous, Marc Fiorentino.

Pour inaugurer son tout nouveau compte Twitter ouvert en début de semaine, Ben Bernanke n'a pas décidé de tweeter sur sa vie de jeune retraité ou son film préféré. L'ancien président de la banque centrale américaine (2006- 2014) s'est attaqué à un petit sujet qui nous intéresse tous: pourquoi la croissance économique ne retrouve-t-elle pas ses niveaux habituels d'après-crise? De quoi agiter fortement le milieu économique aux États-Unis. 

Car Bernanke bat en brèche une théorie soutenue par Larry Summers, l'ex-secrétaire d’État au Trésor sous Bill Clinton et l'ex-conseiller économique de Barack Obama. Selon Summers, nous sommes entrés dans une ère de stagnation économique structurelle pour deux raisons: la démographie et la technologie. On est donc parti pour des décennies de croissance zéro ou presque. Et les taux d'intérêt négatifs n'y changeront rien. 

Or Ben Bernanke juge Larry Summers trop pessimiste. Pour l'ancien banquier central cette faible croissance est avant tout due à un excès d'épargne de la part des ménages. Mais aussi de la part de certains Etats. Et cette propension généralisée à mettre de l'argent de côté fausse tout.

C'est particulièrement vrai de la Chine. La première puissance exportatrice vend, à travers le monde, pour des milliards de dollars les produits assemblés dans ses usines. Mais au lieu de dépenser l'argent qu'elle gagne pour le remettre dans le circuit économique, elle le stocke dans ses réserves de change. Ce qui stérilise la croissance économique mondiale. 

Marc Fiorentino édité par C.C.