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Les otages français en Afghanistan sont déplacés, dit Kouchner

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PARIS - Les deux journalistes français enlevés il y a plus de quatre mois en Afghanistan sont fréquemment déplacés mais ils n'ont pas changé de...

PARIS (Reuters) - Les deux journalistes français enlevés il y a plus de quatre mois en Afghanistan sont fréquemment déplacés mais ils n'ont pas changé de pays, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères.

Bernard Kouchner a assuré que "rien (n'était) négligé" pour obtenir la libération de Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquière, journalistes de France 3 capturés le 29 décembre dans la province de Kapisa, au nord-ouest de Kaboul, avec deux accompagnateurs afghans.

"Je vous assure que rien n'est négligé", a déclaré Bernard Kouchner lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

"Nous sommes à l'écoute de tous les intermédiaires s'il y en a, sommes attentifs à tous les bruits, poursuivons tout ce qui se passe dans cette région", a-t-il assuré.

Les autorités françaises pensent que "les otages n'ont pas bougé, qu'ils sont toujours dans un haut de vallée, nous savons aussi qu'ils se déplacent de maison en maison la nuit mais nous ne savons pas exactement où ils se trouvent", a-t-il poursuivi.

"Nous pensons qu'ils sont restés en Afghanistan, nous pensons qu'ils ne sont pas passés au Pakistan", a ajouté le ministre.

Le président Nicolas Sarkozy, qui a reçu les familles des deux otages, a déclaré le mois dernier que le gouvernement français ne ménageait aucun effort pour obtenir leur libération.

Le chef de l'Etat a dit avoir été informé des demandes des ravisseurs, qui exigent la libération de prisonniers, faute de quoi ils menacent de les tuer.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse