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Les nouvelles sanctions américaines contre l'Iran entrent en vigueur demain

À compter de mardi, la première vague de sanctions institue le blocage de transactions financières et d'importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation civile. La seconde phase, pénalisant le secteur pétrolier et gazier, débute en novembre.

Après la décision de Donald Trump de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a promis dimanche que les États-Unis "feront respecter" leurs nouvelles sanctions contre l'Iran.

Une première vague de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran entrera en vigueur mardi matin. Elle comprendra des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Une seconde phase de sanctions s'abattra en novembre sur le secteur pétrolier et gazier ainsi que la banque centrale. À la question de savoir si l'Iran pourrait se soustraire à l'effet de ces nouvelles mesures punitives, Mike Pompeo a répondu aux journalistes: "Les États-Unis feront respecter les sanctions". Il était en route pour Washington après avoir participé à un forum sur la sécurité à Singapour. Le secrétaire d'Etat américain a déclaré que le renforcement de la pression sur Téhéran visait à "résister à l'activité malfaisante de l'Iran".

"Pression maximale"

Selon Mike Pompeo, les Iraniens "sont mécontents de l'incapacité de leur direction à tenir les promesses économiques qu'elle leur a faites". "Les Iraniens sont mécontents, pas envers les États-Unis mais envers leur propre direction", a-t-il dit. "Le président (Trump) est très clair, nous voulons que les Iraniens puissent faire entendre leur voix dans le choix de leur direction", a encore déclaré Mike Pompeo.

Les États-Unis sont sortis en mai de l'accord international conclu en 2015 sur le nucléaire iranien et ont décidé de nouvelles sanctions économiques pour appliquer une "pression maximale" sur Téhéran.

P.L avec AFP