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Les États-Unis saisissent 1 milliard de dollars d'actifs malaisiens

Najib Razak est le Premier ministre malaisien depuis avril 2009.

Najib Razak est le Premier ministre malaisien depuis avril 2009. - AFP - Manan Vatsyayana

Le fonds souverain concerné est présidé par Najib Razak, le Premier ministre de Malaisie.

Un milliard de dollars: c'est le montant d'actifs que les États-Unis s'apprêtent à saisir. Cette somme provient d'un vaste scandale de corruption impliquant le fonds souverain malaisien 1MDB présidé par le Premier ministre du pays Najib Razak.

Ces actifs, localisés aux États-Unis dans l'immobilier ou dans l'art, sont soupçonnés d'avoir été acquis grâce à des détournements massifs, qui sont au cœur d'enquêtes dans plusieurs pays et ont conduit le fonds 1Malaysia Development Berhad au bord de la faillite.

Achats de toiles de Van Gogh

Selon le Wall Street Journal, ces fonds ont notamment été utilisés par des proches de Najib Razak pour acquérir des appartements de luxe à New York, des toiles de Van Gogh et les droits du film "Le Loup de Wall Street" réalisé par Martin Scorsese.

Dans un bref communiqué, le ministère américain de la Justice évoque une "conspiration internationale visant à blanchir des fonds détournés" au détriment de ce fonds malaisien. Il prévoit de détailler son offensive dans le courant de la journée.

Le milliard de dollars ciblé par les autorités américaines ne représente qu'une portion de ce qui aurait été détourné de 1MDB, créé en 2009 et qui affichait en 2014 une dette abyssale de 11 milliards, creusée à coups d'acquisitions opaques.

Le rôle de Goldman Sachs pose question

Le scandale a éclaboussé le Premier ministre malaisien qui aurait, selon plusieurs articles de presse, reçu plus d'un milliard de dollars sur ses comptes personnels en provenance de 1MDB, ce que le fonds a nié. Les enquêteurs américains s'intéressent également au rôle de Goldman Sachs, cherchant à déterminer si la banque d'affaires américaine n'a pas omis d'avertir les autorités de transactions suspectes.

A.R. avec AFP