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La Banque d'Angleterre pèse les conséquences d'une sortie de l'UE

Ce travail devait rester confidentiel. La Banque estime qu'il n'est pas sensé de discuter publiquement du sujet.

Ce travail devait rester confidentiel. La Banque estime qu'il n'est pas sensé de discuter publiquement du sujet. - Carl Court - AFP

On ne sort pas de l’Union Européenne d’un coup de tête. La Banque d’Angleterre étudie point par point ce que pourrait coûter une telle décision.

La Banque d'Angleterre a révélé vendredi qu'elle examine actuellement les risques économiques que présenterait une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. 

L'étude faite sur ce sujet par la banque centrale britannique pourrait avoir un important impact sur le débat en cours sur l'avenir des relations entre la Grande-Bretagne et l'UE. Elle aurait dû rester confidentielle, mais des éléments en ont été envoyés accidentellement par email à un journaliste du quotidien The Guardian

Cette révélation intervient au moment où le Premier ministre britannique David Cameron, vainqueur des élections législatives du 7 mai, a lancé vendredi, lors d'un sommet européen à Riga, sa campagne pour des négociations visant à modifier les termes de l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE. 

M. Cameron espère pouvoir présenter une série de réformes dans ce domaine aux électeurs britanniques avant un référendum pour ou contre l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'UE qu'il a promis d'organiser d'ici la fin de 2017. 

Un travail qui devait rester confidentiel

"Aujourd'hui, des informations liées à un travail programmé et confidentiel de la Banque sur les implications potentielles d'une renégociation et d'un référendum national sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne sont arrivées dans le domaine public", a déclaré la Banque d'Angleterre dans un communiqué. 

"Il ne devrait pas être considéré comme surprenant que la Banque entreprenne un tel travail sur une politique déclarée du gouvernement", a-t-elle dit. 

"Il y a une série de questions économiques et financières qui apparaissent dans le contexte de la renégociation et du référendum national. C'est une des responsabilités de la Banque d'évaluer celles de ces questions qui relèvent de ses objectifs", a ajoute la Banque d'Angleterre. 

Elle estime qu'il n'est "pas sensé" de discuter publiquement du sujet mais assure qu'elle publiera d'autres indications du travail en cours "au moment approprié". 

Au cours de sa première visite à l'étranger depuis la victoire de son parti conservateur aux élections législatives du 7 mai, M. Cameron s'est déclaré "confiant" dans la possibilité de conclure un accord avec l'UE avant le référendum, mais il a prévenu que le processus connaîtrait "beaucoup de hauts et de bas".

P.S. avec AFP