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Etats-Unis : le chômage le plus faible depuis 50 ans

Donald Trump lors d'un discours à Indianapolis devant la National Rifle Association, le 26 avril 2019

Donald Trump lors d'un discours à Indianapolis devant la National Rifle Association, le 26 avril 2019 - SAUL LOEB / AFP

Les créations d'emplois ont été supérieures aux attentes aux Etats-Unis en avril. Résultat : le chômage est tombé à 3,6%. Du jamais vu depuis 1969.

L’économie américaine continue de déjouer tous les mauvais pronostics. Mieux, elle multiplie les bons signaux, voire les signaux records. Les chiffres de l’emploi ne font pas exception. Dévoilés ce vendredi, ils se sont révélés mieux que prévus au mois d’avril : +263 000 emplois selon le département du Travail. C’est largement supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 200 000 emplois créés.

Résultat, les Etats-Unis connaissent le taux de chômage le plus faible depuis 1969 : 3,6%, soit 5,8 millions de personnes (-387 000 par rapport à mars). Dans les détails, de nombreux secteurs se sont montrés dynamiques, des services professionnels aux entreprises au bâtiment en passant par la santé ou l'assistance sociale.

Une bonne nouvelle que Donald Trump s’est empressé de fêter à sa façon, sur Twitter.

Revers de la médaille, le nombre de travailleurs à temps partiel reste important (4,7 millions de personnes) et le taux de participation au marché du travail continue de reculer, pour le deuxième mois consécutif, de 63% à 62,8% en avril. Du côté des salaires, la rémunération horaire moyenne a augmenté de 6 cents sur un an (+3,2%), bien au-dessus de l’inflation (1,5%).

Tous les signaux sont au vert

Alors que le risque d’une récession brutale aux Etats-Unis est évoqué depuis plusieurs mois, force est de constater que l'économie réalise d’excellentes performances. La croissance a encore progressé de 3,2 % au premier trimestre, dépassant largement les prévisions des analystes. « Nous avons une fantastique croissance et une inflation très, très basse. Notre économie se porte très bien » avait rappelé alors Donald Trump qui réclame désormais (en vain) une baisse des taux directeurs auprès de la Fed.

La stratégie agressive du président américain semble donc porter ses fruits, notamment sur la balance extérieure puisque les exportations ont progressé de 3,7 % et les importations ont diminué d'autant pour les trois premiers mois de l'année. Quant à la bourse, elle affiche de bonnes performances depuis le début de l’année.

En revanche, la consommation des ménages a marqué le pas ce trimestre tandis que l’immobilier reste en berne. Pas de quoi néanmoins freiner la locomotive américaine. Pour l’instant.