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Etats-Unis: la Fed maintient ses taux inchangés, accélération de l'inflation

L'inflation américaine accèlère à +3,4%, mais la Fed estime toujours que cette situation est transitoire. Côté taux, l'institution les maintient bas, et envisage une augmentation en 2023.

La Banque centrale américaine (Fed), qui a laissé ses taux d'intérêt inchangés, voit les prix augmenter plus que prévu cette année mais elle continue d'estimer qu'il s'agit d'une accélération de l'inflation transitoire.

L'inflation devrait ainsi atteindre 3,4% cette année, contre 2,4% estimé en mars, avant de se stabiliser près de son objectif de 2%, à 2,1% en 2022 et 2,2% en 2023.

Relever les taux en 2023

La Fed, qui table sur une première hausse des taux en 2023, se montre plus optimiste qu'avant sur la croissance, puisqu'elle table sur un Produit intérieur brut en hausse de 7,0% en 2021 (contre 6,5%). Sa prévision de chômage pour cette année est, elle, inchangée.

Les progrès de la vaccination ont réduit drastiquement ces derniers mois la propagation du Covid-19 aux États-Unis. Dans ce contexte et grâce à "un solide soutien politique, les indicateurs de l'activité économique et de l'emploi se sont renforcés", souligne la Fed dans un communiqué.

Elle ajoute que les secteurs les plus touchés par la pandémie, comme l'hôtellerie et la restauration, "restent faibles mais ont montré une amélioration". Pour autant, "la trajectoire de l'économie dépendra de manière significative de l'évolution du virus", estime-t-elle comme en mars.

"Les progrès en matière de vaccination continueront probablement de réduire les effets de la crise de santé publique sur l'économie, mais les risques pour les perspectives économiques demeurent", note-t-elle.

Des taux bas en attendant le plein emploi

S'agissant de l'inflation, la Banque centrale campe sur ses positions malgré les inquiétudes sur le marché: la hausse des prix reflète, selon elle, "en grande partie des facteurs transitoires". En décembre, elle anticipait une hausse du PIB de 4,2% seulement en 2021 mais c'était avant l'accélération de la vaccination et l'adoption des plans de relance (900 milliards de dollars fin décembre et de 1.900 milliards en mars) qui font redouter une surchauffe de l'économie.

La puissante institution financière répète comme en mars qu'elle reste "engagée à utiliser toute la palette d'outils à sa disposition pour soutenir l'économie en ces temps difficiles". Elle entend maintenir les taux proches de zéro tant que le plein emploi ne sera pas atteint sur le long terme, l'une de ses missions. Dans ses prévisions publiées mercredi, elle estime qu'il faudra attendre 2023 pour retrouver un taux de chômage de 3,5%, celui enregistré en février 2020, juste avant la propagation de la pandémie aux Etats-Unis.

AKM avec AFP