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Empoisonnement au Novitchok: Washington annonce des sanctions contre la Russie

Le gouvernement américain va imposer de nouvelles sanctions économiques à la Russie. Washington a la preuve que, pour empoisonner l'ex-agent double Sergueï Skripal, à Londres début mars, le gouvernement russe a utilisé des "armes chimiques ou biologique en violation des lois internationales".

Les États-Unis ont annoncé mercredi leur intention d'imposer de nouvelles sanctions économiques à la Russie, après avoir déterminé que Moscou était derrière l'attaque à l'agent Novitchok au Royaume-Uni.

Après l'empoisonnement début mars à Salisbury de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, "les États-Unis ont déterminé le 6 août (...) que le gouvernement russe avait utilisé des armes chimiques ou biologiques en violation des lois internationales", a indiqué la porte-parole du département d'État, Heather Nauert, dans un communiqué.

Conformément à la loi américaine sur les armes chimiques, cela entraîne l'imposition de sanctions économiques qui devraient entrer en vigueur fin août, a-t-elle ajouté, sans précisions sur leur nature.

"Nous considérons comme absolument inacceptable l'annonce de nouvelles restrictions en lien avec l'affaire de Salisbury et les considérons comme illégales", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qualifiant Washington de "partenaire imprévisible" et rejetant de nouveau toute responsabilité dans l'empoisonnement de l'ex-agent russe.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques saisie

L'empoisonnement confirmé de l'ex-agent double et de sa fille par leur exposition au Novitchok, un agent neurotoxique mis au point par l'Union soviétique à la fin de la Guerre froide, avait été attribué par Londres à Moscou, qui avait nié toute implication. L'affaire avait déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux et une vague d'expulsions croisées de diplomates.

Le Royaume-Uni a par ailleurs demandé à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'accroître son assistance dans l'enquête sur la mort d'une Britannique qui aurait été exposée à l'agent Novitchok, a annoncé mardi l'organisation, dont le siège est à La Haye, aux Pays-Bas.

L'OIAC avait dépêché sur place une équipe en juillet à la requête de Londres pour "déterminer de manière indépendante la nature" de la substance ayant causé la mort de cette personne à Amesbury, dans le sud de l'Angleterre.

P.L avec AFP