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Brexit : tout près d’un accord à Bruxelles

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- - AFP

La Première ministre britannique Theresa May et les 27 chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent à Bruxelles dimanche, mais reste d’abord à régler la question de Gibraltar, dernier obstacle à un accord global.

Le feu vert des 27 semblait jusqu'à présent une formalité. Mais c'était sans compter Gibraltar, qui est entrain de fissurer la belle unité affichée jusque là par l'Union européenne.

Madrid menace de bloquer l’accord

Madrid menace de bloquer l'accord sur le Brexit ce dimanche à Bruxelles, si elle n’obtient pas de pouvoir négocier directement avec Londres le futur statut de cette enclave britannique situé à la pointe sud de l’Espagne. Elle réclame un engagement écrit des Britanniques sur le dossier avant le sommet, faute de quoi, elle ne signera ni le traité de divorce, ni la déclaration politique sur la « future relation » qui l'accompagne.

Le Premier ministre Pedro Sanchez décidera s'il vient dimanche qu'une fois qu'il aura obtenu satisfaction, a déclaré le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires européennes Luis Marco Aguiriano ce vendredi devant des journalistes à Bruxelles.

« Plus d’incertitudes et de divisions »

De son côté Theresa May cherche à convaincre ses compatriotes que l'accord, très controversé au Royaume uni, est le meilleur possible. 

La Première ministre britannique les a prévenus que Bruxelles ne le renégocierait pas s'il était rejeté par le Parlement le mois prochain.

Le feu vert des députés britanniques est en effet plus qu'incertain tant cet accord cristallise une opposition inédite, allant des travaillistes aux conservateurs europhobes en passant par les nationalistes écossais ou les unionistes nord-irlandais.

Lors d’un échange avec des citoyens, diffusé sur la BBC, Theresa May les a mis en garde : « si l'accord ne passe pas, nous serons de retour à la case départ. Nous nous retrouverons avec plus d'incertitude et plus de divisions ».