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Grippe aviaire: plus de 2 millions d'animaux abattus

La France recense 409 foyers de grippe aviaire dans ses élevages, dont l'immense majorité dans le Sud-Ouest

La France recense 409 foyers de grippe aviaire dans ses élevages, dont l'immense majorité dans le Sud-Ouest - IROZ GAIZKA © 2019 AFP

Au 25 janvier, la France comptait 409 foyers d'influenza aviaire, selon le ministère de l'Agriculture.

Plus de deux millions d'animaux d'élevage, essentiellement des canards, ont été abattus depuis décembre en France pour tenter de contenir la grippe aviaire, a indiqué ce mardi le ministre de l'Agriculture. "Depuis le début de la crise de cette influenza aviaire, c'est plus de deux millions de canards et de volailles que nous avons dû abattre pour limiter la propagation", a déclaré Julien Denormandie lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Selon le dernier bilan du ministère, au 25 janvier, la France comptait 409 foyers d'influenza aviaire (communément appelée grippe aviaire), dont l'immense majorité dans le Sud-Ouest (386). Un premier cas avait été confirmé début décembre dans un élevage de canards des Landes. Depuis, les foyers recensés n'ont cessé de gonfler. Ils sont 312 à ce jour dans les Landes, premier département producteur de foie gras.

"Notre accompagnement [des éleveurs] sera total et je le veux le plus rapide possible", a dit Julien Denormandie, promettant des "acomptes versés rapidement aux éleveurs pour qui nous avons dû faire ces dépeuplements". "Ensuite, on verra les indemnisations pour les pertes d'exploitation", a-t-il ajouté.

Indemnisations

La filière foie gras, représentée par l'interprofession Cifog, demande que les indemnisations versées par les pouvoirs publics "prennent en compte les pertes liées à la non-production du fait de l'instauration de vides sanitaires plus longs dans les élevages", couvrent les pertes des couvoirs, "ainsi que les conséquences économiques pour les entreprises de transformation privées de matière première à la suite de la mise à l'arrêt des élevages".

Le Cifog a parallèlement réclamé à plusieurs reprises le renforcement des moyens humains pour accélérer les abattages. Selon sa directrice, Marie-Pierre Pé, il a parfois fallu "attendre jusqu'à dix jours" pour que des équipes interviennent dans les élevages infectés. "Vous ramassez des morts tous les jours", a-t-elle déploré, estimant qu'il faudrait "étudier les moyens de mettre à mort les animaux malades plus rapidement". "Il nous faut être plus rapide lorsque le virus d'influenza aviaire arrive dans notre pays", a considéré Julien Denormandie à l'Assemblée.

P.L. avec AFP