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Comment créer sa communication décalée ? (partie 1)

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- - Eric Piermont - AFP

Et tout d'abord, faut-il obligatoirement être décalé ?

Au quotidien chez Arnaud & Alexis, une question revient régulièrement de la part de nos clients : Faut-il mettre en place une communication décalée ?

Il est vrai qu’aujourd’hui, on voit fleurir de nombreuses histoires de startups rendues célèbres essentiellement grâce à leur communication et leurs coups de poker marketing. Je pense notamment à Merci Handy et ses licornes, ou encore au Slip Français, dont les valeurs sont particulièrement incarnées par son fondateur.

Faut-il obligatoirement être décalé ?

La réponse dépend de deux critères. Votre public, et l’identité que vous souhaitez donner à votre entreprise. Si le public est résolument jeune, alors oui, le décalage est une arme fondamentale qu’il faut apprivoiser. A l’inverse si vous souhaitez développer une identité plus « habituelle » dirons-nous, correspondant à votre audience, alors dans ce cas le décalage est à oublier !

Pour autant cette méthode, vulgarisée auprès du grand public par des entreprises comme Michel et Augustin, ne cesse de se développer et de prendre de l’ampleur… Mais pourquoi ?

On y revient toujours… l’émotion ! La principale force d’une communication décalée c’est qu’elle ne semble pas avoir été travaillée, elle semble instinctive, directe, et parle à son public qui se sent automatiquement impliqué. En réalité, vous vous en doutez, la communication décalée est intransigeante car elle sous-entend de se renouveler continuellement, de continuer à surprendre, à séduire et à interpeller. On fait l’erreur de dire que la communication décalée ne se prend pas au sérieux, il s’agit en réalité du résultat qu’elle doit atteindre et de la perception qu’elle doit donner.

Les prémices d’une communication décalée… 

Le décalage commence avant tout par le ton. Un ton décalé, c’est un ton qui tranche, qui est très direct, qui emploie généralement un français plus parlé qu’écrit, qui fait appel à l’imaginaire et éveille des sensations. Il peut être tant dans l’émotionnel, dans l’inspiration, que dans l’humour. Point important, il doit être parfaitement assumé, et ne peut que très rarement laisser place à la demi-mesure. Il faut donc choisir soigneusement son positionnement et son décalage avant de se lancer.

Nous parlions dans un article précédent de l’importance des visuels. Ici aussi, c’est le cas ! Le ton est donné par le discours, mais il se repose également sur l’image qui s’y rattache.

Enfin, on choisit avec soin les messages et les valeurs que l’on souhaite transmettre. Viens ensuite la partie essentielle… la rédaction ! Un sujet que nous aborderons lors de la prochaine chronique ! 

Arnaud BOVIERE