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Vincent Bolloré: "la cotation amène de grandes responsabilités"

Vincent Bolloré a répondu aux questions de Sébastien Couasnon sur BFM Business

Vincent Bolloré a répondu aux questions de Sébastien Couasnon sur BFM Business - -

Le PDG de Bolloré, dont la filiale de batteries électriques, Blue Solutions, faisait ses premier pas en Bourse ce 30 octobre, a accordé une interview exclusive à BFM Business.

Plus 25% et même +30% à la Bourse de Paris ce 30 octobre. Blue Solutions, la filiale de Bolloré qui développe les batteries des véhicules électriques, a fait fort pour son premier jour de cotation ce mercredi sur le Nyse Euronext. De quoi donner le sourire à Vincent Bolloré, qui répondait aux questions de Sébastien Couasnon sur BFM Business à cette occasion.

Pour le patron du groupe, ce départ en fanfare est la récompense de "20 ans d'efforts, de recherche, d'investissement et d'industrialisation, de test". Il reconnaît que l'appétit des investisseurs a été provoqué par "le formidable succès d'Autolib", le service de véhicules électriques en libre-service à Paris, et ses 106.000 abonnés et 3 millions d'utilisation par an.

Il souhaitait cette IPO, pas seulement pour lever des fonds, mais aussi pour connaître le sentiment des investisseurs sur le secteur du stockage d'énergie. 

Des informations sur la concurrence

En étant coté, Blue Solutions va intéresser les cabinets d'analyse, les financiers qui ne regardent que les secteurs en Bourse, explique le créateur de la Blue Car.

Il aimerait notamment connaître leur analyse "sur l'avancement des technologies concurrentes à la nôtre". Notamment celles des banques japonaises ou américaines d'Asie puisque "nos concurrents sont en Asie", explique l'homme d'affaires.

"On a obtenu énormément d'information grâce à la cotation", il y a déjà trente ans, lorsque l'entreprise familiale Bolloré s'introduisait en Bourse", rappelle son actuel patron. Mais "la cotation amène de grandes responsabilités". "Blue Solution va devoir s'astreindre à une grande rigueur", souligne-t-il, assurant rester très prudent.

Crash, désamour des Français pour les actions, le patron du groupe qui avait uniquement misé sur son flux de trésorerie pour grandir affirme aujourd'hui "croire beaucoup aux marchés boursiers qui sont un moyen de développer les entreprises".

N.G.