BFM Business

Theresa May est prête à rencontrer Carlos Tavares, le patron de PSA

La Première ministre britannique Theresa May a accepté de rencontrer Carlos Tavares. (image d'illustration)

La Première ministre britannique Theresa May a accepté de rencontrer Carlos Tavares. (image d'illustration) - Daniel Leal Olivas - AFP

La Première ministre britannique Theresa May a accepté de rencontrer Carlos Taveres afin d'évoquer le possible transfert de la marque Vauxhall au groupe PSA.

Le cabinet de Theresa May a confirmé samedi 18 février "le principe d'une rencontre" entre la Première ministre britannique et le patron de PSA Carlos Tavares concernant le rachat des activités européennes de General Motors, dont la marque Vauxhall présente au Royaume-Uni. "Je peux confirmer que nous avons reçu une demande de rendez-vous. En principe, la rencontre aura lieu, en fonction des possibilités d'agenda", a déclaré un porte-parole du 10, Downing Street, à l'AFP.

PSA (marques Peugeot, Citroën et DS) a indiqué mardi explorer la possibilité d'acquérir Opel et Vauxhall, la marque sous laquelle sont commercialisés au Royaume-Uni les véhicules connus sur le continent sous la marque Opel. L'hypothèse d'un rachat de Vauxhall a suscité des craintes chez les syndicats britanniques, le constructeur employant environ 35.000 personnes au Royaume-Uni.

Len McCluskey, le secrétaire général du principal syndicat britannique, Unite, a averti dès mercredi que son organisation "n'acceptera aucune perte d'emplois ni fermeture d'usines". Il s'est dit satisfait samedi de pouvoir rencontrer Carlos Tavares la semaine prochaine afin de "discuter des intentions de Peugeot quant à nos usines Vauxhall". "Je vais défendre lors de cette réunion l'excellence des infrastructures et de la main d'oeuvre britanniques", a-t-il souligné.

D'après The Financial Times, le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark s'est rendu jeudi à Paris pour offrir à PSA des assurances similaires à celles données au constructeur japonais Nissan par rapport au Brexit à venir. Nissan s'était engagé en octobre dernier à continuer à investir sur son site de Sunderland après avoir obtenu des garanties du gouvernement britannique, alors que l'industrie automobile britannique pourrait souffrir d'un Brexit qui doit se traduire par une sortie du marché unique européen. Londres n'a jamais rendu public le détail de ces garanties.

A.M. avec AFP