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Rafale: vers un contrat de 63 appareils avec l'Inde?

New Delhi serait actuellement en train de négocier avec Dassault pour acheter 63 unités de son avion de chasse, rapporte le Monde, ce vendredi 10 avril. Le but serait d'annoncer le contrat à l'occasion de la visite en France du Premier ministre Narendra Modi.

L'Inde semble vouloir accélérer très nettement la cadence. Depuis maintenant trois ans, le pays est en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour une commande de 126 avions de chasse Rafale.

A l'occasion de la visite en France du Premier ministre Narendra Modi, ce 10 avril, le dossier semble sortir de la torpeur dans laquelle il s'est installé depuis janvier 2012. Ainsi selon Le Monde, New Delhi négocierait actuellement pour débloquer une commande de 63 avions pour un montant de 7,2 milliards d'euros.

"Les discussions ont duré toute la nuit, elles se poursuivent ce matin", explique un proche du dossier cité par le quotidien. "L'idée est de pouvoir annoncer ce contrat lors de la visite à Paris de Narendra Modi, le Premier ministre indien, vendredi ou samedi", poursuit cette source.

Interrogé par l'AFP avant sa rencontre avec le Premier ministre, François Hollande n'a pas donné d'indications très claires. Le Chef de l'Etat a affirmé vouloir "avancer" sur la vente des Rafale tout en ajoutant "qu'il y aura d'autres rencontres et nous verrons bien comment nous pouvons finaliser ce possible contrat".

Le Monde explique que le gouvernement indien ferait jouer une option prévue dans le cadre du contrat négocié depuis 2012, qui prévoit un achat "sur étagère" de 63 Rafale supplémentaires.

Une solution à moindre frais

Des appareils qui seraient ainsi fabriqués en France et non en Inde comme le stipule le contrat principal. Avant le quotidien français, plusieurs médias indiens évoquaient déjà cette possibilité.

The Hindustan Times expliquait ainsi que le gouvernement indien envisageait "une acquisition stratégique pouvant aller jusqu'à 40 Rafale pour l'Indian Air Force". Ce qui aurait poussé New Delhi à donner un coup d'accélérateur serait les besoins de son armée, qui selon Le Monde, n'a eu de cesse d'alerter sur les vieillissements de ses escadrilles.

En choisissant d'opter pour des Rafale "made in France" et non made in India, le gouvernement aurait à sa disposition une solution plus rapide et moins onéreuse. Comme l'explique Le Monde, en produisant l'avion de chasse sur son sol, l'Inde serait obligé de mettre en place un important réseau de sous-traitants actuellement inexistant. Au final, produire localement le Rafale ferait passer le coût du contrat initial portant sur les 126 Rafale de 12 à 20 milliards d'euros.

J.M. avec agences