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Qui Renault-Nissan pourrait racheter?

Carlos Ghosn, le patron de Renault-Nissan, estime que l'alliance franco-japonaise "a le potentiel" pour intégrer le trio de tête.

Carlos Ghosn, le patron de Renault-Nissan, estime que l'alliance franco-japonaise "a le potentiel" pour intégrer le trio de tête. - Andrew Burton - AFP

Selon Carlos Ghosn, l'alliance franco-japonaise "a le potentiel" pour intégrer le trio de tête des constructeurs automobiles. "Les fusions-acquisitions vont se poursuivre", prédit-il.

Carlos Ghosn vise toujours plus haut. Dans un entretien au quotidien Nikkei, le patron de Renault-Nissan affirme que la consolidation du secteur de l'automobile n'est pas terminée.

Dans un secteur qui exige des investissements importants, "il reste des petits constructeurs à échelle limitée et les fusions-acquisitions vont se poursuivre", explique le PDG. Selon lui, "la consolidation n'est pas terminée et, dans cet environnement, Renault-Nissan, qui possède plusieurs marques, tient une bonne position". Et le même d'en déduire que "Renault-Nissan a le potentiel pour entrer dans le Top 3 mondial".

"Nos rivaux sont (le japonais) Toyota et (l'allemand) Volkswagen", les deux premiers acteurs mondiaux du secteur, avec plus de 10 millions de véhicules vendus par chacun l'an passé. Le troisième est actuellement l'américain General Motors (GM), avec 9,9 millions d'unités, devant Renault-Nissan avec environ 8,5 millions.

Racheter Honda ou Mazda?

Renforcer les liens existants ou acheter un concurrent, ce sont donc les deux options qui se présentent à Renault Nissan pour devenir le numéro 3 mondial. La première solution, la moins couteuse, serait un renforcement du partenariat stratégique avec Daimler. Selon un analyste du secteur, il s'agirait d'étendre l'alliance Renault-Nissan aux marques Mercedes et Smart. Sur le papier, les avantages sont nombreux, car en plus de déjà travailler ensemble, les différentes marques sont complémentaires et le potentiel de synergies très important.

L'autre option, est d'acheter un concurrent. Les cibles potentielles se trouvent en Asie. Avec 2 millions d'unités, Honda fait figure de cible idéale. Problème : la marque japonaise est l'une des seules qui affiche une belle rentabilité malgré des volumes modestes. Du coup, le prix pour mettre la main dessus serait très élevé. Reste donc les marques Mazda et Subaru, avec dans ce cas-là un inconvénient majeur: elles auraient besoins d'une profonde réorganisation pour devenir profitable.

Y.D. et M.S. avec AFP