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Pour Senard, Renault est "fragile" mais le rebond "va être magistral"

Invité sur BFM Business, le président de Renault a reconnu les difficultés de son entreprise mais reste confiant pour la reprise. "Mais nous avons tout ce qu'il faut en interne pour rebondir" assure-t-il.

Le coronavirus aurait-il pu être le coup de grâce pour Renault ? L'entreprise, déjà en difficulté depuis un an et demi, a vu arriver la pandémie au pire moment. Si bien que la marque au losange a été contrainte de présenter un plan d'économies la semaine dernière, nécessaire pour sa "survie", selon son président Jean-Dominique Senard.

"J'ai un devoir de lucidité, d'anticipation. Cela fait partie de la responsabilité. Il faut dire les choses en face : Renault est fragile, encore fragile" tranche-t-il sur le plateau de Good Morning Business, ce jeudi.

"Renault, c'est un bout de France"

"Mais nous avons tout ce qu'il faut en interne pour rebondir" assure-t-il, alors que le nouveau directeur général du groupe, l'Italien Luca de Meo, est attendu le 1er juillet prochain pour tenter d'apporter un nouveau souffle à la marque, après la fin de l'ère Carlos Ghosn.

"Oui Renault est fragile, si je vous disais l'inverse, vous ne me croiriez pas. Mais c'est une situation temporaire, vous allez voir le rebond va être magistral" promet d'ailleurs Jean-Dominique Senard.

Le président compte d'ailleurs sur le soutien de l'Etat, évidemment très impliqué dans cette relance. "L'Etat ne m'a absolument pas tordu le bras, j'ai des échanges réguliers avec l'Etat qui est une partie prenante fondamentale de Renault" explique le président du groupe. "Renault, c'est un bout de France. Je le sais depuis ma naissance. Que l'Etat s'intéresse à Renault, ça ne me choque pas, ça ne me surprend pas."

Thomas Leroy