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Pollution de l'air à Lyon: des efforts "encore timides" menacés par le projet de l'Anneau des Sciences

Lyon fait des efforts "encore timides" pour lutter contre la pollution de l'air.

Lyon fait des efforts "encore timides" pour lutter contre la pollution de l'air. - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Greenpeace, l'Unicef et le réseau action climat ont publié ce mercredi le classement des 12 villes les plus actives dans la lutte contre la pollution de l'air. Lyon arrive en 4e position, derrière Paris, Strasbourg et Grenoble.

Bien mais peut mieux faire. La ville de Lyon a été classée à la 4e position des villes les plus actives dans la lutte contre la pollution de l'air due aux transports. Greenpeace, le réseau action climat (RAC) et l'Unicef France, à l'origine de ce classement publié mardi, jugent "encore timides" les efforts de Lyon. 

Paris, Grenoble et Strasbourg arrivent en tête, même s'il n'y a "aucune ville exemplaire", selon Lorelei Limousin du RAC. 

En bonne voie sur les transports en commun

Les trois organisations ont établi ce classement des 12 principales agglomérations de France en compilant les politiques engagées sur 17 points, répartis en six "enjeux clé", assortis chacun d'un "coefficient" d'importance.

Les efforts de la métropole lyonnaise sont jugés "encore timides" sur la sortie des véhicules polluants, la réduction de la place de la voiture, le développement du vélo, et les mesures spécifiques pour les enfants. Et en bonne voie pour les aides financières à la transition des modes de déplacement et développement des transports en commun.

L'Anneau des Sciences pointé du doigt

Dans leur synthèse, les organisations soulignent "la dynamique encourageante en matière de transports en commun et de vélo" mais s'attardent aussi sur les points noirs de la ville. Outre le manque de clarté des élus sur leurs intentions pour la zone à faibles émissions dans le centre-ville, c'est le cas de l'Anneau des Sciences qui inquiète le plus. 

"Le projet d’autoroute urbaine vient plomber des efforts encore timides pour réduire la place accordée à la voiture", tacle le rapport. "Il aura pour effet d’accroître le trafic routier et ses nuisances dans l’agglomération", peut-on également lire. 

Depuis plusieurs semaines, ce projet, lancé il y a des années, est devenu un enjeu majeur des prochaines élections à la Métropole de Lyon. Après avoir soutenu la construction de cette nouvelle autoroute urbaine, David Kimelfeld a changé d'avis et s'y oppose désormais clairement. 

A l'inverse pas question de revenir sur cet engagement pour Gérard Collomb, l'actuel maire de Lyon. Lors d'une conférence de presse mardi, il a tenu à réaffirmer son soutien à ce projet qu'il a présenté comme une autoroute "écologique" enterrée à 80%. 

Benjamin Rieth