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Les taxis argentins vent debout contre Uber

Les taxis manifestent face à Uber.

Les taxis manifestent face à Uber. - Juan Mabromata - AFP

"La société de VTC s'est lancée dans les rues de Buenos Aires. Les taxis de la ville ont aussitôt protesté."

Comme souvent quand elle s'installe dans une nouvelle ville, Uber suscite la colère des chauffeurs de taxis. La société américaine a commencé, mardi 12 avril, à opérer dans les rues de Buenos Aires, sans prévenir et sans autorisation. Elle a ainsi déclenché une mobilisation des chauffeurs de taxi, qui dénoncent une concurrence déloyale.

C'est par un tweet que le patron d'Uber Argentine Mariano Otero a donné le top départ dans la capitale argentine du service américain de réservation de voitures avec chauffeur, déjà présent dans quelque 400 villes à travers la planète. Aussitôt, les taxis de l'agglomération de 13 millions d'habitants ont protesté spontanément, bloquant les principales artères de la ville.

"C'est de la concurrence illégale!"

"En principe, ce qu'ils font est illégal. Ils ne fournissent pas un service de transport dans le cadre de la législation en vigueur", note le secrétaire aux Transports de Buenos Aires, Juan José Mendez, sans pour autant annoncer de mesures. Environ 38.000 taxis, peints en jaune et noir, opèrent à Buenos Aires.

"C'est de la concurrence illégale! Nous, on paie des impôts et une assurance pour le passager, dénonce un chauffeur de taxi en grève. Que se passe-t-il s'il y a un accident?". Uber offre des tarifs à moitié prix par rapport aux taxis. D'après Juan José Mendez, la société encaisse entre 25 et 30% du montant de la course.

D. L. avec AFP