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Le trafic aérien actuel à 36% de son niveau habituel

L'ancien patron d'Air France et actuel directeur général de l'Association internationale du transport aérien, Alexandre de Juniac, était invité sur le plateau de Good Morning Business. Il est notamment revenu sur la situation du transport aérien, actuellement en plein redémarrage.

L'aviation remet les gaz, mais la cadence reste timide. "Il y a un redémarrage qui est assez net" décrypte, ce mercredi sur le plateau de Good Morning Business, Alexandre de Juniac, directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA). Mais le rythme est encore très faible: "la semaine dernière, le trafic était de 36% (…) de ce qu'il était exactement à la même période l'année dernière". Tout en sachant, "qu'au plus profond de la crise, le trafic en Europe était de 10% et même moins de 10% de ce qu'il était l'année dernière à la même période."

Du côté de la France, l'aéroport Paris-Charles De Gaulle reste "un des aéroports les plus actifs" en Europe, à l'instar de Londres, Francfort ou encore Amsterdam. Evidemment, la question sanitaire et notamment les mesures mises en place sont intimement liées à la reprise. "La quarantaine, c'est une dissuasion très sûre pour empêcher tout redémarrage du trafic" souligne Alexandre de Juniac, qui ne plaide pas non plus pour des tests à l'arrivée, faute de fiabilité et de rapidité pour obtenir les résultats.

Selon l'IATA, les compagnies européennes devraient enregistrer 23,1 milliards de dollars de pertes nettes en 2020 tandis que six à sept millions d'emplois, liés directement au trafic aérien, pourraient disparaître dans les années à venir. Au niveau mondial, l'IATA s'attend à des pertes nettes pour les compagnies aériennes de 84 milliards de dollars cette année (pour des revenus en baisse de 314 milliards de dollars). 

Thomas Leroy