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Espagne: la Renfe lance son TGV low-cost sur la même ligne que le Ouigo de la SNCF

L'Avlo de la RENFE

L'Avlo de la RENFE - RENFE

L'Avlo devait être lancé il y a plus d'un an sur la liaison Madrid-Barcelone mais l'opérateur avait du renoncer pour cause de pandémie.

Nouvelle accélération sur le marché de la grande vitesse ferroviaire en Espagne. L'opérateur national, la Renfe, lance le 23 juin prochain son premier train à grande vitesse à bas coût baptisé Avlo.

Il circulera quatre fois par jour sur l'axe Madrid-Barcelone avec des durées de trajet comprises entre 2h30 et 3h17, selon les arrêts desservis.

La Renfe veut frapper fort pour convaincre dans un pays où la voiture règne en maître et où le train est considéré comme cher et donc utilisé principalement par les hommes d'affaires. Le premier prix est ainsi affiché à 7 euros alors que le tarif minimal pour l'AVE (le TGV classique de la RENFE) est de 76 euros.

Il s'agit également de contrer l'offensive de la SNCF qui a lancé son propre TGV low-cost (Ouigo) en mai dernier sur le même trajet avec des prix démarrant à 9 euros, sur 87% des trains.

Prix bas et services en option

Comment être rentable avec de tels tarifs? La RENFE et la SNCF ont la même stratégie: les services payants. La première facture par exemple 8 euros pour pouvoir annuler ou changer son billet ou pour réserver un siège et même 10 euros pour embarquer avec une grande valise. Par contre le Wi-Fi est gratuit.

Chez le transporteur français, on propose en option la réservation des places, des sièges XL, ou encore l'accès à une plateforme de divertissements avec films, reportages, jeux… Ouigo veut également se démarquer avec ses trains à deux étages, une première en Espagne. Rappelons qu'en France, 30% des clients Ouigo payent pour choisir leur place.

Le marché espagnol du train attise en tout cas l'appétit de la SNCF. "Après, ça sera Valence, Alicante, Malaga et Séville en Espagne. On veut mailler le territoire sur 24 mois", expliquait en mai dernier à BFM Business, Stéphane Rapebach, directeur général de Ouigo.

"Avec cette offre et la prise de conscience écologique très importante, nous pensons convaincre les Espagnols et à faire croitre le train en Espagne", avançait-il.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business