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Emplois chez Faurecia: "il faut que nous nous ajustions à la conjoncture" admet son patron

Patrick Koller, directeur général de l'équipementier français, était invité sur le plateau de Good Morning Business. L'occasion de revenir sur les résultats de son groupe, très impacté par la crise.

L'équipementier automobile Faurecia, filiale du constructeur PSA, a plongé dans le rouge au premier semestre, avec une perte nette de 433 millions d'euros liée à une chute de 31,2% de ses ventes en raison de la crise sanitaire, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.

Le spécialiste français des sièges et des intérieurs de véhicules a subi une perte opérationnelle de 114 millions d'euros et a brûlé 1,04 milliard d'euros de liquidités de janvier à juin. Sur la deuxième moitié de l'année, il vise cependant un retour à une marge opérationnelle positive (à 4,5% des ventes) et à des flux nets de trésorerie positifs de 600 millions d'euros, grâce à des mesures de redressement et au rebond du marché.

"Nouvelle conjoncture"

Il n'empêche, les années à venir resteront compliquées, souligne le directeur général de Faurecia, Patrick Koller, invité sur le plateau de Good Morning Business, ce lundi, laissant entendre que des suppressions de postes pourraient être annoncées. 

"Il faut que nous nous ajustions, bien sûr, à la nouvelle conjoncture" explique-t-il. "Nous ne savons pas ce que sera le nouveau niveau de production. Je ne pense pas que nous revenions à ce que nous avons connu en 2019 avant 2023. Il y a une période sur laquelle il va falloir que nous fassions les ajustements nécessaires."

Va-t-on vers un plan de licenciement massif, à l'image de Valeo et ses 12.000 postes supprimés ? "Je ne suis pas pour une annonce concernant des restrictions de cet ordre-là" tempère Patrick Koller. "Je pense aussi que le gouvernement nous a proposé du chômage partiel de longue, qui nous permet de 'bridger' la période (...) il faudra que nous trouvions l'optimum"

Thomas Leroy