BFM Business

Émissions polluantes de Renault: la répression des fraudes transmet ses conclusions au Parquet

Bercy a indiqué qu'il revient désormais à la justice de se prononcer sur les suites à donner à ce dossier. Renault réaffirme ne pas avoir triché.

La Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) a décidé de transmettre au Parquet de Nanterre les conclusions de son enquête sur les émissions polluantes des véhicules diesel de Renault, a annoncé mercredi soir le ministère de l'Économie.

Outre des résultats de tests menés sur des véhicules, la DGCCRF s'est appuyée "sur l'analyse de documents saisis au cours d'une perquisition dans les locaux du constructeur et sur l'audition de représentants de l'entreprise", a précisé Bercy dans un communiqué, en remarquant qu'"il revient maintenant à la Justice de donner les suites qu'elle jugera nécessaires à ces manquements présumés".

Renault réagit

Dans un communiqué, Renault a réagi en rappelant que le groupe ne fraudait pas et "continuait de respecter les régulations européennes et françaises". La marque au losange répète que ses véhicules "ne sont pas équipés d'un quelconque logiciel de triche anti-pollution" et dit également être "déterminée à faire valoir ses droits". 

Le groupe rappelle au passage avoir soumis en mars dernier à une commission technique indépendante un plan de de réduction de ses émissions d'oxyde d'azote (Nox) pour ses véhicules diesel adoptant la norme Euro 6. 

J.M. avec AFP