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Course-poursuite à 200 km/h entre un faux taxi et la police

Le chauffeur est bien connu des "boers", les policiers chargés du contrôle des taxis

Le chauffeur est bien connu des "boers", les policiers chargés du contrôle des taxis - -

Le chauffeur, qui n'a pas le permis de conduire, a été arrêté vendredi. Il est bien connu des "boers", les policiers chargés du contrôle des taxis.

De quoi donner des sueurs froides. Une course en taxi clandestin depuis l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle s'est terminée en course-poursuite à 200 km/h avec la police. Le chauffard a été arrêté vendredi, a indiqué la gendarmerie.

Lundi dernier, vers 20h30, une patrouille de police remarque le Renault Espace dans lequel monte une Indienne de 29 ans, tout juste arrivée en France pour un stage dans une entreprise parisienne. Son chauffeur, qui n'a pas le permis de conduire, est bien connu des "boers", les policiers chargés du contrôle des taxis, ont précisé les gendarmes.

Lorsque les policiers tentent de le contrôler, le faux taxi s'enfuit, à une "vitesse estimée" de 200 km/h sur l'autoroute A1, en direction de Lille.

400 euros de course

Pensant avoir semé les policiers, il tente de débarquer une première fois sa victime sur la bande d'arrêt d'urgence, mais "voyant la patrouille revenir sur lui", il redémarre en trombe et verrouille les portières, enfermant sa passagère, ont-ils relaté.

Distançant à nouveau la police, il dépose la passagère indienne à Survilliers, une commune du Val d'Oise le long de l'A1 à une dizaine de kilomètres au nord de l'aéroport. Il n'hésite par à lui demander "de payer sa course".

La "victime prostrée, obtempère à cette demande et sort le numéraire contenu dans son portefeuille à hauteur de 400 euros", avant de laisser partir le faux taxi, selon les gendarmes.

Elle ira déposer plainte dans la nuit pour "séquestration" et "vol" à la gendarmerie voisine de Fosses. Les enquêteurs ont retrouvé le chauffard, arrêté chez lui vendredi à l'aube à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en analysant notamment la vidéo-surveillance de l'aéroport.

Il doit être jugé lundi à 13h30 en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Pontoise.

M.G. avec AFP