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Corsair boucle son plan de sauvetage à 297 millions d'euros

Corsair est spécialisée dans les liaisons avec les Antilles

Corsair est spécialisée dans les liaisons avec les Antilles - Corsair

La compagnie aérienne française bénéficiera notamment d'un apport de l'Etat de 141 millions d'euros.

En avril dernier, en plein cœur du confinement, le patron de la compagnie aérienne française Corsair International, Pascal de Izaguirre, s'alarmait de la situation financière de l'entreprise sur le plateau de BFM Business, déplorant de ne pas être éligible au prêt garanti par l'Etat et d'attendre les réponses des banques.

Plus de six mois plus tard, l'horizon semble se dégager pour l'entreprise puisque selon La Tribune, le plan de relance de la compagnie a été signé par l'Etat, les repreneurs et les actionnaires actuels pour un montant total de 297 millions d'euros qui viendront renforcer les liquidités et les fonds propres.

Précisément, l'Etat apporte 141 millions d'euros en prêt direct, la contribution du groupe TUI, actuel actionnaire de la compagnie en difficulté est de 126 millions et les repreneurs amènent 30 millions en cash. Rappelons que la compagnie compte 1200 salariés.

Recentrage sur l'outre-mer

Ces repreneurs réunis en consortium sont notamment composés de Eric Koury proriétaire d'Air Antilles et Air Guyane et Patrick Vial-Collet de la CCIIG (la Chambre de commerce et d'industrie Iles de la Guadeloupe) et hôtelier.

"Sur le plan stratégique, précise le site, Corsair va se recentrer sur l'Outre-mer et maintient son plan de livraison d'avions neufs. Cinq Airbus A330 Neo vont entrer dans la flotte d'ici à deux ans", écrivent nos confrères.

Le protocole de conciliation sera présenté pour homologation au tribunal de commerce de Créteil le 1er décembre.

Il y a quelques jours, lors du Paris Air Forum, Jean-Baptiste Djebarri, le ministre des Transports insistait sur l’importance de la concurrence aérienne vers les Outremers, et donc, sur la nécessité "de faire en sorte que Corsair puisse sortir de la crise Covid dans des conditions opérationnelles et financières satisfaisantes pour que la compagnie puisse se relancer."

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business