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Comment Renault-Nissan compte rester N°1 mondial de l'électrique

Pour améliorer l'autonomie des véhicules électriques, Renault travaillera avec les équipes de recherche de l'École Centrale de Nantes.

Pour améliorer l'autonomie des véhicules électriques, Renault travaillera avec les équipes de recherche de l'École Centrale de Nantes. - -

Le marché de la voiture électrique se construit peu à peu, mais déjà l’Alliance Renault-Nissan est en tête des ventes mondiales. Pour tenir à distance ses concurrents, Renault s’est associé à l’École Centrale de Nantes pour inventer le moteur du futur.

Le Mondial de l’Auto ouvre ses portes le 1er octobre, et dans cette dernière ligne droite les constructeurs affinent leur stratégie électrique pour ne pas être fragilisés par de nouveaux acteurs, dont Tesla est le chef de file dans le coeur des automoblistes. D’ailleurs, le groupe californien présentera à Paris ses nouveaux modèles. Et si un grand nombre d’entreprises craignent ce nouvel entrant, Renault-Nissan l’attend de pied ferme et affûte ses armes pour lui faire face sur le long terme.

Pour cela, le groupe automobile a décidé de financer à hauteur de 4,6 millions d’euros une chaire de recherche et d’enseignement sur le moteur du futur à l’École Centrale de Nantes. Ce programme sera consacré à développer les performances de la propulsion des véhicules afin d’optimiser l’autonomie qui reste le nerf de la guerre dans cette industrie. La chaire a été confiée au professeur Malek Ghanes qui travaillera avec une trentaine de chercheurs internationaux et la R&D de Renault.

En 2015, l'électrique représentait seulement 1% du parc

"On ne va pas construire un nouveau moteur et de nouvelles batteries. Notre objectif, c'est d'optimiser le fonctionnement global du système d'électrification", explique Philippe Schulz, directeur de la conception des groupes motopropulseurs électriques et hybrides de Renault. En fait ces chercheurs veulent "explorer de nouvelles pistes sur la performance, la robustesse, la sécurité et les coûts des motorisations électriques et hybrides".

Cette initiative va aider à le constructeur français, et au-delà, l’Alliance Renault-Nissan à rester le leader du marché des véhicules électriques. En France, avec les ventes de la Zoé permettent à la marque au losange de détenir plus de la moitié du marché français de l'électrique neuf. Rappelons qu’en 2015, ce marché représentait à peine 1% des nouvelles immatriculations.

Zoé, la petite électrique qui domine l'Europe

Au niveau mondial, depuis décembre 2010, date du lancement de la Nissan Leaf, l’Alliance a vendu 350.000 véhicules électriques parmi lesquels la petite Nissan représente 65% des ventes. De son côté, avec la Zoé déjà vendue à plus de 100.000 exemplaires, Renault est en tête des ventes en Europe.

Le groupe ne compte pas s’arrêter là. D’ici 2020, il a annoncé le lancement de dix nouveaux modèles qui, en plus d’être électriques, seront dotés de "capacités de conduite autonome". Et Carlos Ghosn de préciser qu'il s'agira de "véhicules grand public à prix abordables". Un coup de griffe au patron de Tesla qui s’apprête à livrer sa berline la plus abordable, la Model 3, dont le modèle de base coûtera 35.000 dollars.

Pascal Samama