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Chiffre d’affaires record pour les «cars Macron» en 2018

La palme de la croissance la plus significative revient aux trajets vers les aéroports. + 70% en 2018.

La palme de la croissance la plus significative revient aux trajets vers les aéroports. + 70% en 2018. - Piroschka van de Wouw / ANP / AFP

L’an passé, le chiffre d'affaires des « cars Macron » a augmenté de 24% pour atteindre 130,4 millions d'euros.

C’est une année record pour les « cars Macron ». En 2018, près de 9 millions de passagers ont utilisé un car longue distance. Entre la hausse de la fréquentation et celle de la recette par passager, l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) estime que les « cars Macron » ont affiché une croissance semblable à celle constatée en 2017 dans un secteur qui, libéralisé en 2015, continue de perdre de l’argent. Pour autant, la croissance est bien là.

+ 26% de trafic

Dans le détail, le trafic de ces autocars interurbains a augmenté de 26% en 2018 avec 8,9 millions de voyageurs. Lesquels ont parcouru 299 km en moyenne (-5%), souligne l'Arafer. Côté recette moyenne par passager, la hausse se révèle plus modeste, mais elle a le mérite d'exister. + 4% à 4,90 euros aux 100 km.

La palme de la croissance la plus significative revient aux trajets vers les aéroports. + 70% en 2018. Ces derniers se veulent particulièrement rentables pour les opérateurs puisque les trajets en question affichent une recette de 7 euros par passager aux 100 km.

Néanmoins, la recette moyenne par autocar pour chaque kilomètre parcouru (1,14 euro) « semble encore loin de couvrir le coût kilométrique estimé (2,26 euros). Ce, même si elle est en hausse par rapport aux années passées », précise le régulateur.

Taux d’annulation anecdotique

Côté qualité de service, le taux d'annulation demeure faible à 0,6%. 88% des quelques 308 000 autocars ayant circulé l’an passé sont effectivement arrivés à l'heure ou avec moins de 15 minutes de retard.

Officiellement connus sous le nom de « services librement organisés » (SLO), les fameux « cars Macron » disposent d'un taux d'occupation moyen qui dépassait à peine les 50% en 2017 et 57,8% en 2018, précise l’Arafer.

L'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières recense à ce jour treize opérateurs en France, dont trois nationaux. L’an passé, elle représentait 99% de l'offre avec l'allemand FlixBus, Ouibus (filiale de la SNCF rachetée par BlaBlaCar) et Eurolines/isiLines (filiale de Transdev rachetée par FlixBus).