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Bruxelles veut mettre les contrôleurs aériens français au pas

Les grèves des contrôleurs aériens français auraient coûté 12 milliards d'euros aux compagnies européennes depuis 2010.

Les grèves des contrôleurs aériens français auraient coûté 12 milliards d'euros aux compagnies européennes depuis 2010. - Jonathan - Flickr - CC

La Commission européenne accuse les aiguilleurs du ciel français d'être à l'origine de plus de la moitié des grèves en Europe et d'impacter négativement le secteur. Bruxelles entend donc remettre en cause leur capacité de nuisance.

La Commission européenne a dévoilé jeudi une série de propositions pour améliorer le secteur du transport aérien. Dans son viseur, les contrôleurs aériens français, qui sont les champions des grèves en Europe.

Bruxelles estime qu'ils sont à l'origine de plus de la moitié des grèves en Europe. Des mouvements qui ne pénalisent pas que leur aéroport, mais aussi toutes les compagnies dont les vols n'ont pas pu atterrir ou décoller. Ces dernières auraient perdu, selon les calculs bruxellois, plus de 12 milliards d'euros depuis 2010 à cause d'eux.

Des survols maintenus en cas de grève

Ainsi, la Commission veut notamment interdire les grèves aux heures de pointe, le matin, le soir et les jours de grands départs. Elle veut aussi obliger tout contrôleur qui fait grève à se déclarer 72 heures au moins avant de débrayer.

Aujourd'hui, les contrôleurs français grévistes ne sont pas tenus de se faire connaître à l'avance. Si bien qu'en général, 20 à 30% des vols sont annulés préventivement, sur de simples estimations de pourcentages de participants.

Bruxelles souhaite enfin que tous les avions qui doivent survoler la France puissent le faire, même en cas de grève. Et qu'ainsi, les blocages des contrôleurs français cessent d'impacter le trafic de nos voisins. 

Pauline Tattevin, édité par N.G.