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Automobile: les constructeurs japonais suspendent leur coopération avec les Européens

Mitsubishi suspend la fourniture de véhicules électriques à PSA.

Mitsubishi suspend la fourniture de véhicules électriques à PSA. - -

En raison du ralentissement du marché, les groupes automobiles japonais, dont Mitsubishi, ont décidé de prendre leurs distances avec leurs partenaires européens. PSA et Opel seraient les premiers touchés.

L’industrie automobile européenne traverse un nouveau passage délicat. Selon le journal japonais Nikkei du 7 août, plusieurs constructeurs nippons vont suspendre leur coopération avec leurs partenaires européens. Ils invoquent le ralentissement du marché européen, dû à la crise de la dette souveraine, pour expliquer leur décision.

Parmi eux, Mitsubishi qui serait sur le point de cesser la fourniture de véhicules électriques à PSA. Il s’agit d’un véritable coup dur pour le constructeur français dont les Peugeot iOn et les Citroën C-ZERO sont produites par Mitsubishi. Au-delà des difficultés du marché européen, le géant japonais aurait également des doutes sur la solvabilité de PSA.

Cette décision ne devrait toutefois pas affecter les autres collaborations entre les deux groupes. La fourniture de 4X4 nippons à Peugeot et Citroën devrait être maintenue, tout comme la production de véhicules dans leur usine commune de Kaluga, près de Moscou. Pour le moment, PSA refuse de commenter ces informations.

Renault ne serait pas touché

D'autres groupes européens devraient aussi être touchés par la frilosité des Japonais. Opel en est un exemple. La filiale de General Motors se fournit auprès d'Isuzu pour ses moteurs diesel. Faute d'avoir des débouchés suffisants en Europe, ce dernier a décidé de suspendre le développement d'un nouveau moteur. Une très mauvaise nouvelle pour Opel, qui compte se relancer avec la commercialisation de sa petite Adam à la rentrée.

En revanche, le partenariat entre BMW et Toyota sur les voitures électriques et hybrides ne semblent pas affecté. Autre constructeur à l'abri: Renault, qui détient près de 45% du Japonais Nissan.

Mathieu Sevin et BFMbusiness.com