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Auto: 15.000 emplois en moins si les ventes ne s'améliorent pas

Suppressions de postes en vue dans l'automobile

Suppressions de postes en vue dans l'automobile - -

Le Conseil national des professions de l'automobile tire le signal d'alarme, ce mercredi 3 avril. Si les ventes de voitures ne remontent pas,15.000 emplois seraient supprimés cette année.

La solution de François Hollande va-t-elle fonctionner? Jeudi dernier, le 28 mars, le président de la République a annoncé son intention de débloquer immédiatement la participation salariale. Une idée suggérée notamment par le Conseil national des professions de l'automobile afin de relancer les ventes de voitures neuves en France.

Et le besoin est réel. Le CNPA vient d'annoncer dans Le Figaro, ce mercredi 3 avril, que les réseaux de distribution automobile pourraient supprimer 15.000 emplois cette année en France si les ventes de voitures ne s'améliorent pas.

"On peut être assez inquiet pour cette année quand, l'an dernier, la rentabilité opérationnelle du réseau commercial français avoisinait 0%", s'alarme Olivier Lamirault, le président de la branche concessionnaires du CNPA.

Après 5.400 emplois détruits en 2012, "les professionnels du commerce et de réparation pourraient supprimer 15.000 postes cette année si la situation ne change pas. Certains groupes ont déjà engagé des procédures de plans sociaux", ajoute-t-il.

Baisse des ventes et ralentissement des activités d'entretien

Le CNPA avait prévenu à l'automne qu'il s'attendait à une forte réduction des effectifs dans les métiers à l'aval de la production en France, notamment chez les concessionnaires et dans les ateliers de réparation, en raison de la baisse des ventes de voitures. Celles-ci ont encore chuté de 16,4% en mars sur un an.

La filière aval, qui emploie quelque 450.000 personnes en France, représente également les sociétés de recyclage, les carrossiers, les stations-service, les centres de contrôle technique et les loueurs de courte durée.

Outre la baisse des ventes, les concessionnaires souffrent aussi du ralentissement des activités d'entretien et de réparation des véhicules, précise Olivier Lamirault dans Le Figaro, l'après-vente couvrant seulement aujourd'hui 50% de leurs frais fixes, contre 70% deux ans plus tôt.

Diane Lacaze avec Reuters