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Alain Griset (UNT): "Uber a trop provoqué les pouvoirs publics et les taxis"

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Le placement en garde à vue des dirigeants d’Uber a fait réagir Alain Griset, président de l’Union Nationale des taxis. Pour lui, il ne s’agit plus d’arrêter Uber Pop. Il faut fermer Uber!

"J’espère que cette fois, ce sera la fermeture d’Uber en France!" Pour Alain Griset, président de l’Union Nationale des taxis, c’est la seule issue pour conclure le conflit entre Uber et les taxis. Ce lundi, la police a placé en garde-à-vue Thibaud Symphal, directeur général et de Pierre-Dimitri Gore Coty, directeur pour l'Europe de l'Ouest.

Les deux dirigeants ont été convoqués à la suite de la plainte déposée par Bernard Cazeneuve en plein cœur des manifestations de taxis qui ont été marquées par des altercations particulièrement violentes. 

Pour Alain Griset, ce nouvel épisode judiciaire était inévitable. "Nous aurions aimé que la justice agisse plus vite. Ça aurait évité les manifestations de la semaine dernière. Mais, les provocations d’Uber envers les taxis et les pouvoirs publics ne pouvaient rester sans réponse."

Et désormais, ce n’est pas seulement la fermeture du service Pop qui est attendu par les taxis, mais la fermeture pure et simple de l’entreprise en France. "Si l’entreprise est jugée hors-la-loi, je ne vois pas comment elle pourrait continuer à exercer."

Thomas Thévenoud exclut Uber de la concertation VTC/Taxis

C’est d’ailleurs la raison qui justifiait l’absence du groupe américain lors de la concertation qui s’est déroulée ce lundi. Organisée par le député Thomas Thévenoud auteur de la loi sur les VTC contestée par Uber, cette réunion visait à examiner les "moyens d'une application totale, rapide et efficace " de sa loi. 

Pour Thomas Thévenoud, il s’agit de "sortir de la situation de blocage dans laquelle nous nous trouvons". Et, pour le député, c’est avec le service UberPop que le groupe américain a "manifestement décidé" de "déstabiliser l'équilibre que nous avions trouvé". 

Mais Uber n’était pas le seul absent. Invitée, la CGT n’a pas souhaité rejoindre l’intersyndicale dans cette réunion. Pour Karim Asnoun (CGT-taxis), le problème ce n’est pas seulement Uber, mais l’ensemble des services de VTC. "Ces gens-là font du taxi sans vouloir en payer le ticket d'entrée" a-t-il déclaré à l’AFP avant d’ajouter que dans ces conditions, "la concurrence ne sera jamais loyale".

Pascal Samama