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Air France: le DRH molesté se dit "choqué"

Xavier Broseta, violemment pris à partie ce lundi matin, s'est dit "déçu" des comportements qu'il a observés. Mais il refuse que l'opprobre soit jeté sur l'ensemble du personnel.

Violemment interpellé ce matin, Xavier Broseta réagit. Le DRH d'Air France, qui a été pris à partie par des manifestants ce lundi 5 octobre, s'est dit "choqué" et "déçu à titre personnel" par les violences dont il a fait l'objet.

"Mais je ne voudrais pas que l'opprobre soit jeté sur l'ensemble du personnel d'Air France", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tenue dans l'après-midi.

"J'ai reçu des témoignages de sympathie par centaines de la part de représentants syndicaux et de collègues", a-t-il ajouté, en estimant qu'il sera "possible de continuer le dialogue social".

Il "a manqué de se faire lyncher"

La colère des manifestants à l'égard de Xavier Broseta était telle que le DRH avait dû être exfiltré par des gardes du corps, à l'issue d'un CCE animé par des violences qui ont fait 7 blessés dont un grave, selon la direction.

Il "a manqué de se faire lyncher" et a dû quitter la salle en "escaladant des barrières pour se sauver", avait ainsi témoigné un délégué CGT.

Air France avait d'ailleurs annoncé déposer plainte pour "violence aggravée". D'après la compagnie, c'est "le fait d'individus isolés particulièrement violents, alors même que la manifestation des personnels grévistes se déroulait jusqu'alors dans le calme".

Le CCE de la compagnie avait été interrompu par le déferlement de plusieurs centaines de manifestants. Lors de ce comité central d'entreprise, la direction d'Air France a détaillé les quelque 2.900 suppressions de postes qu'elle prévoit dans le cadre d'un plan de restructuration visant à redynamiser sa compétitivité.