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Thibault Lanxade (Medef): "on est drogué à la procédure administrative"

Le projet de loi de simplification administrative pour les entreprises n'a pas convaincu Thibault Lanxade.

Le projet de loi de simplification administrative pour les entreprises n'a pas convaincu Thibault Lanxade. - -

Le responsable des PME au sein du Medef était l'invité de BFM Business, ce mercredi 4 septembre. Il est revenu sur le projet de loi de simplification administrative présenté ce même jour par le gouvernement.

Le gouvernement a désormais dévoilé, ce mercredi 4 septembre, son fameux "choc" de simplification administrative à destination des entreprises. Présenté en Conseil des ministres, ce projet de loi va permettre au gouvernement d'agir par ordonnance afin de prendre des dispositions de simplification en direction des entreprises d'ici au 1er janvier. .

Invité de BFM Business ce même jour, Thibault Lanxade, responsable des PME au Medef, a fait part de son scepticisme. Il a déclaré se "réjouir" que François Hollande fasse de la simplication administrative "un important chantier de son quinquennat".

Mais il a trouvé le projet de loi "un peu fourre-tout, pas très coordonné" et sans vision claire. "L'allégement administratif, ça n'est pas que l'allégement de la paperasse. C'est donner une meilleure visibilité aux entreprises sur l'organisation de l'Etat".

Attaquer "le mille-feuille administratif"

En ce sens, Thibault Lanxade a appelé à s'attaquer au "mille-feuille territorial, extrêmement complexe, entre l'Etat, la commune et la région". De plus "le droit du travail est lourd et compliqué" a-t-il ajouté rappelant que le code du travail pèse "pour 3.500 pages, et prend 100 pages par an".

"On est drogué à la procédure administrative", a-t-il déploré. Il a ainsi rappelé "les ambitions du Medef: une loi votée pour une loi annulée". Voire "une loi votée pour deux lois annulées", pour "aller vite", a-t-il précisé.

"La simplification, c'est un vrai sujet avec des objectifs clairs et pour le moment, nous ne les voyons pas", a-t-il conclu. Il a ainsi appelé "à passer du choc de la paperasse à un vrai choc de la simplification".

Julien Marion