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Vivendi se renforce dans le capital de Telecom Italia

Vivendi, premier actionnaire de Telecom Italia, détient désormais 22,8% de son capital, contre 21,4% en janvier 2016.

Vivendi devient un acteur incontournable des médias et des télécoms en Italie. Devenu le premier actionnaire de Telecom Italia, il détient désormais 22,8% de son capital, contre 21,39% en janvier 2016. Le groupe de Vincent Bolloré a acquis 190,2 millions d'actions supplémentaires entre le 16 et le 19 février 2016. Vivendi a fait son entrée en juin 2015 au capital de Telecom Italia, en acquérant 14,9% de ses actions. Il a ensuite augmenté progressivement sa participation.

Lors d'une assemblée générale d'actionnaires le 15 décembre, Vivendi a obtenu quatre sièges au conseil d'administration de l'opérateur. Il est aussi parvenu à neutraliser une manoeuvre qui aurait dilué sa participation. Vivendi s'est alors présenté comme un "investisseur industriel et non financier" et un acteur "engagé sur le long terme".

Une offre à 900 millions d'euros sur Mediaset Premium?

Le titre de l'opérateur italien Telecom Italia avait fini la première séance boursière de la semaine sur une hausse de 5,5%, à 0,9035 euro, dans un marché en progression de 3,52%.

Toujours en Italie, Vivendi aurait déposé une offre pour la reprise de la filiale de télévision payante Mediaset Premium au groupe italien de télévision Mediaset, selon le quotidien Corriere della Sera. Cette chaîne dispose notamment des droits de la Ligue des Champions de football jusqu'en 2018. Vivendi aurait mis sur la table 900 millions d'euros, une offre jugée insuffisante par le groupe italien, propriété du magnat Silvio Berlusconi, d'après le journal italien. Vivendi s'est refusé à tout commentaire à ce sujet.

La semaine passée, alors que des informations de presse faisaient état d'un projet d'offre de Vivendi, Mediaset avait affirmé qu'il n'y avait "pas de discussion en cours, ni aucun fait nouveau", tout en soulignant "les rapports habituels avec Vivendi qui sont très bons", comme avec d'autres acteurs du secteur. 

F.Bergé avec AFP