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Thales va concevoir les satellites du premier réseau 5G de l'espace

Les deux premiers nano-satellites doivent en principe être lancés dès 2021.

Les deux premiers nano-satellites doivent en principe être lancés dès 2021. - Pixabay

Fruit d'une co-entreprise entre le français Thales et l'italien Leonardo, le constructeur de satellites Thales Alenia Space vient de remporter un appel d'offre pour participer à la constitution d'une future constellation de satellites pour la 5G qui sera destinée à l'internet des objets.

Omnispace a jeté son dévolu sur Thales Alenia Space (TAS). Le fournisseur de communications américain vient, en effet, de sélectionner la firme franco-italienne pour prendre part à la construction de deux nano-satellites qui intégreront la future constellation satellitaire dédiée à l'internet des objets (IoT). 

Dans un communiqué commun publié jeudi, Thales Alenia Space et Omnispace expliquent que "ces premiers satellites (…) permettront à Omnispace de poursuivre le développement et la mise en œuvre d'un réseau hybride mondial. Il s’agit d’une étape majeure alors qu'Omnispace entame le développement de sa constellation de satellites en orbite basse de nouvelle génération qui sera opérationnelle en bande S".

Premier réseau de communications hybride mondial

Cette future constellation devrait permettre à Omnispace de mettre sur pied son projet visant à fournir le premier réseau de communications hybride (à la fois terrestre et spatial) mondial qui s'appuiera sur des normes 3GPP ("3rd Generation Partnership Project") établies par une coopération entre organismes de normalisation en télécommunications. Cette constellation imaginée par Omnispace permettra ainsi de déployer le premier réseau mondial 5G NTN (réseaux non terrestres) du marché.

Et si Thales Alenia Space se dit "fière de collaborer avec Omnispace" parce que cela lui permet de renforcer son "leadership" et sa position de "partenaire industriel incontournable", c'est aussi parce cette alliance démontre son "expertise dans les communications par satellite dédiées à l'IoT" (internet des objets), détaille-t-elle dans le communiqué.

Une société bretonne en renfort

Mais la coentreprise franco-italienne ne sera pas seule pour réaliser cet ouvrage. Pour l'aider, elle embarque avec elle la PME lituanienne NanoAvionics. Laquelle est elle-même soutenue par l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Commission européenne. Alors que Thales Alenia Space sera chargée de s'occuper du développement de la partie charge utile, la plateforme sera, elle, confiée à NanoAvionics.

La PME bretonne Syrlinks (spécialisée dans le développement et la fabrication de produits de radio communication destinés aux marchés du spatial notamment) devrait, elle aussi, prendre part à ce projet. Il faut dire que le calendrier de construction est serré et les ambitions particulièrement élevées. Les deux premiers nano-satellites doivent en principe être lancés dès 2021.

Julie Cohen-Heurton