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Sony américanise (encore plus) sa Playstation

Un américain joue à la PS4 à un évènement de gamers organisé à Los Angeles.

Un américain joue à la PS4 à un évènement de gamers organisé à Los Angeles. - Frederic J. Brown - AFP

Le géant japonais a décidé d'installer toutes ses activités liées à sa console sur le sol américain, au cœur de la Silicon Valley. Un nouveau signe de l'occidentalisation de la culture du jeu vidéo chez Sony.

Le match nippo-américain entre Sony et Microsoft sur les consoles de jeu ressemble de plus en plus à un derby, à mesure que la Playstation s'occidentalise. Dernière étape de cet ancrage: le groupe japonais a annoncé ce mardi qu'il allait installer toutes les activités liées à sa console de jeux vidéo aux États-Unis, dans la Silicon Valley.

Début avril, les consoles PlayStation, les logiciels et les services en ligne qui y sont liés seront regroupés dans une nouvelle filiale, baptisée Sony Interactive Entertainment. Les actuelles branches Sony Computer Entertainment et Sony Network Entertainment International seront donc désormais basées à San Mateo, en Californie. Les équipes qui travaillent sur un casque de réalité virtuelle qui se synchronise à la PlayStation, celles qui gèrent les services de musique, télévision et jeux vidéo en ligne vont toutes déménager de l'autre côté du Pacifique.

PS4 devant la XBox aux États-Unis

Playstation débarque ainsi physiquement sur le marché domestique de sa rivale, la Xbox, développée par l'américain Microsoft, dont les dernières versions sont sorties toutes deux en 2013. Les ventes du produit vedette de Sony explosent depuis largement celles de la Xbox One. Mais surtout, pour la première fois de l'histoire, la console nippone dernière génération, la PS4, a raflé à sa concurrente américaine la pole position sur un sol américain jusque-là acquis à Microsoft.

Confronté à un marché japonais du jeu vidéo en crise depuis une dizaine d'années, Sony avait tout prévu pour conquérir l'Amérique avec sa PS4. Le groupe a notamment fait appel à des ingénieurs américains pour développer la console, à l'instar de Chris Norton, responsable des relations avec les développeurs sur ce projet. Du jamais-vu dans la firme jusque-là. Le nippon avait par ailleurs lancé sa PS4 quelques jours avant la Xbox One aux États-Unis à un tarif ultra-compétitif de 399 dollars, soit 100 de moins que la console Microsoft.

Nina Godart