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Microsoft visé par une enquête antitrust en Chine

Microsoft pourrait connaître quelques difficultés en Chine, qui lui reprocherait sa situation de monopole via Windows.

Microsoft pourrait connaître quelques difficultés en Chine, qui lui reprocherait sa situation de monopole via Windows. - -

Le géant informatique américain fait l'objet d'une enquête au titre des lois anti-monopoles, a confirmé une agence gouvernementale ce mardi 29 juillet. Le système d'exploitation Windows est probablement visé.

Les autorités chinoises ont confirmé mardi avoir ouvert une enquête à l'encontre du géant informatique américain Microsoft au titre des lois anti-monopoles, selon le communiqué d'une agence gouvernementale.

Microsoft avait indiqué lundi être l'objet d'une enquête en Chine, mais sans donner de précisions, après des informations de presse faisant état de perquisitions dans quatre de ses bureaux dans le pays.

Des représentants de l'Administration d'Etat pour l'industrie et le commerce (SAIC) ont réalisé des perquisitions dans des bureaux de Microsoft en Chine, avait indiqué lundi à l'AFP une source proche du dossier.

Selon des médias officiels, des bureaux à Pékin, mais aussi dans les métropoles de Shanghai (est), Canton (sud) et Chengdu (sud-ouest) ont été visités lundi, des employés y ont été interrogés et des fichiers informatiques saisis.

Windoxs déjà visé en mai dernier

Or, d'après un salarié de Microsoft Chine cité mardi, sous couvert d'anonymat, par le quotidien Diyi Caijing, ces perquisitions sont liées à l'écrasante domination qu'exerce le groupe américain sur le marché chinois des systèmes d'exploitation informatiques.

Avec sa gamme Windows, Microsoft "contrôle à lui seul 95% de parts de marché en Chine", a précisé un autre journal financier, Meiri Jingji Xinwen, parlant de "monopole de facto".

Le groupe américain avait déjà été visé en mai par les autorités chinoises, qui avaient décidé d'interdire son dernier système d'exploitation, Windows 8, sur les ordinateurs du gouvernement avançant des raisons de sécurité.

Cette décision intervenait juste après l'inculpation par la justice américaine de cinq officiers de l'armée chinoise pour piratage informatique et espionnage économique.

Y. D. avec AFP