BFM Business

La montre "connectée" de Swatch ne fera pas d'ombre à l'Apple Watch

-

- - Swatch

Longtemps réfractaire à introduire de l'électronique dans ses montres, l'horloger suisse a finalement cédé en proposant un modèle qui ne permettra que d'effectuer des paiements. Un partenariat a été conclu avec Visa.

Swatch aura pris son temps. Mais cette fois, ça y est, la marque suisse va bien lancer une première montre connectée. Baptisée Bellamy, la montre est déclinée en quatre couleurs et devrait être lancée en Suisse et aux Etats-Unis d'ici début 2016 (elle est disponible en Chine depuis quelques semaines). Vendue l'équivalent de 90 euros, elle est assez "low-tech" pour un produit high-tech. En plus de donner l'heure, elle permet en effet seulement de payer à distance. La Bellamy est dotée d'une puce NFC qui devrait lui permettre de régler des petits achats en passant son poignet devant un terminal compatible. On est loin d'une Apple Watch et de ses milliers d'applications.

Et pour ça, Swatch Group a signé un contrat, selon Le Temps, avec l'américain Visa pour lui permettre de la lancer dans le reste du monde. Le groupe horloger suisse avait pour seul partenaire China UnionPay, le leader des cartes de paiement en Chine. Elle fonctionne là-bas comme une carte prépayée qu'on recharge.

"On ne veut pas de montre qui se connecte à Internet"

Nick Hayek, le patron de Swatch, a confirmé au quotidien suisse qu'un contrat avait été signé avec le premier émetteur mondial de cartes de crédit et de débit mais il a refusé d'en dévoiler le contenu, renvoyant à un communiqué de presse qui sera diffusé dans un délai de quelques jours. Un porte-parole de Swatch a confirmé les propos tenus par Nick Hayek.

La marque débarque donc sur ce marché des montres connectées sur la pointe des pieds. Sa Bellamy ne se connecte pas à Internet et n'a pas d'écran. La marque connue pour ses modèles simples et dépouillés ne compte pas changer de stratégie avec le développement de ces technologies. "On ne veut pas de montres qui se connectent à Internet", a précisé Nick Hayek au Wall Street Journal qui tient à rassurer ses clients sur le fait qu'il ne compte pas recueillir leurs données. Une montre plus Swatch que smart. 

Frédéric Bianchi