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L'enceinte connectée de Google débarque en France

Le géant américain de l'internet lance en France à partir du 3 août 2017 Google Home, son enceinte connectée, disponible aux États-Unis depuis fin 2016. Dans l'intervalle, elle a appris le français et a été programmée pour s'adapter à tous les accents.

Vendu 149 euros, Google Home sera disponible dans l'Hexagone dès le 3 août sur un site dédié du géant californien puis distribué, la semaine suivante dans le réseau de distribution Fnac Darty.

Présentée par Google comme "une enceinte intelligente à commande vocale", cet objet discret, de la taille d'une petite lampe de chevet, permet d'effectuer des recherches sur internet, d'écouter de la musique en ligne ou encore de contrôler d'autres objets connectés, comme certains thermostats ou interrupteurs.

"Elle répond à vos questions, vous permet de profiter de votre musique ou de vos films et séries, vous aide à gérer vos tâches quotidiennes et commande les appareils connectés compatibles par la voix", a expliqué Gilles Drieu, directeur de l'ingénierie de Google Home.

Une adaptation à la langue et au contexte hexagonal

Pour pouvoir répondre aux questions des locuteurs s'exprimant en français, l'assistant vocal a fait l'objet d'une adaptation poussée. "Des experts locaux nous fournissent des centaines de milliers d’échantillons vocaux pour nos modèles, pour leur apprendre la syntaxe et l’accent", explique à 01net.com Gilles Drieu.

La compréhension du contexte propre au pays a aussi impliqué l'apprentissage de culture locale. "Pour cela, des gens prononcent des listes entières d’expressions locales, c’est une grande partie de la compréhension culturelle d’un pays", constate le directeur de l'ingénierie. 

L'enceinte connectée sera disponible dans un premier temps avec seize partenariats déjà signés, parmi lesquels les services d'écoute musicale en ligne Deezer ou Spotify, des médias tels que RFM ou France Info ainsi que des industriels comme Phillips. "Il y a gros effort pour augmenter le nombre de partenariats locaux, les développeurs ont la possibilité de se rendre compatibles avec Google Home", a expliqué un porte-parole du groupe.

Le groupe américain assure par ailleurs que Home se montrera respectueux de la vie privée, avec un bouton qui permet à l'usager de couper le micro. Mais Google aura forcément trace des requêtes adressées à son assistant domestique vocal. "Home ne réagit qu'en entendant des mots-clés, elle n'enregistre rien avant. Les questions sont transcrites et envoyées pour analyse par notre intelligence artificielle, afin d'avoir les réponses, mais les transcriptions sont disponibles sur l'application de l'utilisateur qui peut les effacer définitivement à tout moment", a assuré Gilles Drieu.

Même si ce marché est encore une niche, il fait l'objet d'une âpre bataille commerciale entre les géants américains de l'internet. Tous misent sur cet équipement domestique connecté pour encore mieux connaître les goûts et les habitudes de consommation de leurs clients. Parti le premier sur le marché des assistants domestiques vocaux aux États-Unis, où il a lancé son enceinte connectée Echo dès fin 2015, Amazon n'a pas encore donné de date de lancement en France, mais ne devrait pas débarquer dans l'Hexagone avant 2018, de l'avis de plusieurs spécialistes.

Apple et Orange arrivent aussi sur le marché

De son côté, Apple a présenté en juin 2017, HomePod, une enceinte connectée, qui sera commercialisée aux États-Unis en décembre 2017 à partir de 349 euros.

De son côté, l'opérateur Orange a annoncé en avril 2017, lors de son Hello Show, le lancement prochain, a priori également en 2018, de sa propre enceinte connectée, Djingo, sur laquelle il travaille en partenariat avec son concurrent allemand Deutsche Telekom.

Frédéric Bergé