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L'Autorité de la concurrence valide la reprise de 44 magasins de jouets Toys'r'Us

La société Jellej Jouets – créée pour l’occasion- est détenue à 90 % par le fonds américain Cyrus Capital – associée à Picwic, le réseau nordiste de distribution de jouets, lié à la galaxie Mulliez.

La société Jellej Jouets – créée pour l’occasion- est détenue à 90 % par le fonds américain Cyrus Capital – associée à Picwic, le réseau nordiste de distribution de jouets, lié à la galaxie Mulliez. - Spencer Platt-AFP

L'Autorité de la Concurrence a donné son feu vert à la reprise de la filiale française de Toys'R'Us par la société Jellej Jouets, créée par le fonds Cyrus Capital associé à l'enseigne nordiste Picwic, liée à la famille Mulliez (Auchan). Ce repreneur avait été choisi le 8 octobre 2018 par le tribunal de commerce d'Evry (Essonne).

La reprise de la filiale française de Toys'R'Us par la société Jellej Jouets, créée pour l'occasion par le fonds Cyrus Capital associé à l'enseigne nordiste Picwic, a été validée par l'Autorité de la concurrence.

"À l'issue de l'opération, au cours de laquelle Jellej apportera ses actifs au capital de Luderix (propriétaire de l'enseigne Picwic, ndlr), Luderix exploitera les magasins Toys'R'Us France, Picwic et leurs sites internet", précise le gendarme de la concurrence.

Ce repreneur avait été choisi le tribunal de commerce d'Évry (Essonne), par sa décision du 8 octobre 2018. Jellej Jouets avait acquis les actifs et activités de Toys'R'Us France, placé en redressement judiciaire, notamment ses 44 magasins spécialisés dans le jouet et son site internet.

"Le rachat ne pose pas de problème de concurrence"

Concurrencés par les acteurs du commerce en ligne, les chaînes de magasins physiques de jouets, plombées par des coûts de structure importants, sont en grande difficulté sur un marché du jouet relativement stable.

"Après examen de l'impact de cette opération sur les marchés de la fabrication et commercialisation en gros de jouets et de la distribution au détail de jouets", l'organisation publique a autorisé cette opération "en considérant qu'elle ne posait pas de problèmes de concurrence".

L'Autorité ajoute qu'elle a, "pour la première fois", pris en compte, "dans la définition du marché pertinent des jouets, la vente en ligne et en magasin". 

L'institution a ainsi pris en compte "le taux de pénétration des ventes en ligne sur le marché des jouets (28,3 % en 2017), l'adoption d'une organisation interne omnicanale par les parties, la mise en place par les acteurs d'une stratégie commerciale et tarifaire tenant compte de l'analogie des gammes de produits et services offerts en magasins et en ligne, et enfin, l'uniformisation tarifaire croissante au sein des différents canaux de distribution."

Frédéric Bergé