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Jellej et Picwic vont reprendre Toys'R'Us France et s'engagent à conserver 9 emplois sur 10

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C'est la société Jellej associée à l'enseigne Picwic de la famille Mulliez qui va récupérer 44 magasins de l'enseigne Toys'R'Us France. Les repreneurs s'engageaient à conserver 1036 salariés sur les 1150 que comptait le groupe.

La société Jellej a été choisie lundi par le tribunal de commerce d'Evry (Essone) parmi trois candidats pour la reprise de la filiale française de Toys'R'Us, en redressement judiciaire, avec une offre prévoyant la reprise de 44 magasins et 1036 salariés.

Ayant d'abord écarté l'offre du fonds d'investissement FIB, le président du tribunal Alain Gruson a indiqué que les projets de Jellej et du président du groupe Orchestra Pierre Mestre étaient "globalement équivalents", mais que le "meilleur compromis" était Jellej jouets, société créée pour l'occasion par le fonds Cyrus Capital et l'enseigne nordiste Picwic.

Leur offre reprendrait 44 magasins et 1036 salariés. Ils s'engagent à accorder à l'enseigne une ligne de crédit de plus de 70 millions d'euros, en plus du prix de cession, dont plus de 50 millions seront dédiés au financement des stocks.

L'objectif est de faire venir les familles dans les magasins en privilégiant "l'épanouissement de l'enfant" avec par exemple des animations et des ateliers, mais aussi des offres de location, a expliqué à l'AFP la directrice générale de Picwic, Nathalie Peron-Decorps.

Pour Toys'R'Us, l'histoire avait débuté en mars, quand la maison-mère américaine du géant du jouet était placée en liquidation, selon une procédure qui devait à l'origine permettre au groupe de restructurer sa dette.

Mais, en raison notamment d'une saison de Noël 2017 bien en dessous des prévisions aux Etats-Unis, les créanciers du groupe avaient fini par prendre une décision radicale et fermer l'ensemble des magasins américains.

Pour éviter un tel destin, la filiale française avait donc choisi de se placer en redressement judiciaire fin juillet et de se mettre à la recherche de repreneurs pour ses 53 points de vente.

Frédéric Bianchi avec AFP